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​La police préfectorale de Casablanca réexamine la plainte déposée contre un pacha




​La police préfectorale de Casablanca réexamine la plainte déposée contre un pacha
L’affaire Mohamed El Mokhtari contre le pacha de Ain Harouda avance lentement mais sûrement. Les éléments de la police préfectorale casablancaise viennent d’auditionner Mohamed El Mokhtari à propos de la plainte qu’il avait déposée le 5 août dernier auprès du procureur général près le tribunal de première instance de Mohammedia accusant le pacha de chantage et d’abus de pouvoir. 
Cette audience est survenue après sa  deuxième plainte datant du 3/03/2015 adressée au procureur général près la Cour d'appel de Casablanca et dont Libé détient copie. Lors de cet entretien,  Mohamed El Mokhtari a donné de nouveau sa version des faits qui remontent à l’été 2014 coïncidant avec la première édition du Festival d’équitation organisée à la plage de Paloma, quand il s’est vu contraint par le pacha et son secrétaire, soutient-il, de lui  verser la bagatelle de vingt mille dirhams pour continuer à exploiter le parking de la plage. Une situation inacceptable pour le plaignant  puisqu’il dispose déjà, comme mentionné dans la plainte, d’un bail de location pour la période 2014-2015 signé, par ailleurs, entre la société Atlantic DaKosat dont il est le représentant et la commune de Zenata selon un cahier des  charges en date du 17 juin 2014. 
Le plaignant aurait refusé de se soumettre à ce type d’extorsion. « J’ai résisté face aux menaces qui n’ont pas tardé à se concrétiser sur le terrain puisqu’une tierce personne a été autorisée à exploiter le même parking, prétendant qu’elle l’a loué auprès du pacha. Ce dernier, une fois arrivé sur place accompagné  de quelques éléments des forces auxiliaires, n’a pas hésité à me bousculer me traitant de voleur », a indiqué El Mokhtari dans sa plainte.
Du côté du pacha et de son secrétaire, c’est silence radio. Contacté à plusieurs reprises par nos soins, les téléphones des deux responsables étaient aux abonnés absents. A rappeler que les pachas, en tant qu’agents d’autorité,  sont soumis à un cadre juridique statuaire spécifique et ne peuvent donc être  auditionnés par la police qu’après la mise en place d’une procédure juridique particulière.  

H.B
Vendredi 10 Avril 2015

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