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​Festivals entre Faucille et Lampe




​Festivals entre Faucille et Lampe
Le Maroc compte quelque chose comme 200 festivals. Merci, Excellence.
Le gouvernement Benkirane n’a rien contre les festivals. Re-merci Monsieur le ministre.
Sauf que l’on t’aurait pris plus au sérieux camarade, si tu t’étais contenté de parler au seul nom de ce département qu’on t’a confié, le temps d’un mandat.
En principe, soit dit en passant, au vu de ces changements qui ressortent de nulle part. Pour être franc, camarade, t’as pas grand-chose à craindre. Tu donnes bien l’impression qu’à ton âge, les idylles, ce ne serait pas trop ton genre, et eu égard à ta ligne, le chocolat non plus. Autant dire que t’as assez de temps pour t’occuper de cette culture qui est la nôtre et qui se trouve tiraillée entre bureaucratie et médiocratie. Entre intervenants valables mais discrets et autres parasites, fanfarons notoires.
Non, mais il y a mieux, enfin pire. Il y a ce gouvernement Benkirane dont tu fais partie, on ne  sait par quel miracle ou par quelles trop mystérieuses affinités ultra-idéologiques.
Le rouge et le vert peuvent, à la limite, s’allier, mais une faucille ou un marteau, quoique dépassés depuis et une lampe …obscure. Là, c’est pour le moins du rarement vu ! Une autre particularité de ce Maroc que nous aimons.
Revenons à nos moutons. A ce gouvernement et ses deux cents festivals pour rappeler au camarade Mohamed Amine que ce gouvernement dont il s’est fait si étonnamment le porte-parole, nous a donné plus qu’un aperçu sur l’amour incontrôlé qu’il voue à la culture et à sa pléthore de festivals.
Il ne va tout de même pas nous dire qu’il a déjà oublié cette sortie trop musclée et viscéralement anti-Mawazine de Bassima Hakkaoui. Ce festival désormais mondialement connu s’est vu coller par l’actuelle ministre les attributs les plus fous, les plus abjects entre débauche, dépravation, dilapidation, itou, itou 
Realpolitik oblige, à moins que ça ne soit le salaire et autres ivresses du pouvoir, Mme Bassima préfère aujourd’hui regarder ailleurs. Ce n’est pas sans nous rappeler cette position et cette trop lourde phraséologie dont a usé un certain Benkirane à propos de la cérémonie d’allégeance au Roi.
Le temps de son investiture, le même Benkirane fait vite de revenir à de meilleurs sentiments à propos de la même cérémonie qu’il estime faisant partie des  nobles traditions marocaines.
Camarade Mohamed Amine dis-moi : t’es toujours marteau et faucille ou plutôt lampe ?

Par Mohamed Benarbia
Jeudi 21 Mai 2015

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