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La ZLECAf et l’intégration économique africaine au centre d'une rencontre de la CGEM
Intervenant lors d’un panel sous le thème "Villes productives : concilier croissance urbaine et performance industrielle", organisé en marge du Forum d'affaires Africa Forward "Inspire & Connect" qui s’est tenu dans la capitale kényane (du 11 au 12 mai), M. Alj a affirmé que la croissance urbaine rapide que connaît l’Afrique ne peut, à elle seule, garantir la compétitivité ou la prospérité, indiquant que sans une planification adaptée, l’urbanisation risque également de générer congestion, informalité et pression accrue sur les infrastructures.
Soulignant que la priorité consiste désormais à construire des villes productives reposant sur l’innovation, l’intégration et le développement du capital humain, le président de la CGEM a, dans ce sens, relevé que la compétitivité économique dépend aujourd’hui de la technologie, de l’intelligence artificielle, de la digitalisation, de la logistique intelligente et d’infrastructures performantes, appelant les villes africaines à évoluer de centres de consommation vers des pôles de production, d’innovation et de transformation industrielle.
M. Alj a également insisté sur la nécessité de développer des écosystèmes urbains intégrés, où industrie, logistique, logement, énergie et infrastructures numériques sont pensés de manière coordonnée afin d’optimiser l’efficacité et la connectivité, rapporte la MAP.
Evoquant le capital humain, il a affirmé que l’Afrique dispose d’un atout démographique majeur avec une population largement jeune, notant toutefois que ce potentiel doit être accompagné d’investissements soutenus dans l’éducation, la formation technique, les compétences numériques et le renforcement des liens entre universités et entreprises.
Il a, par ailleurs, mis en avant l’expérience pionnière du Maroc en matière d’écosystèmes industriels intégrés, citant notamment Bouznika, où le développement industriel, la logistique, la connectivité et la formation des talents sont abordés dans une approche coordonnée.
Abordant la question de l’employabilité, M. Alj a relevé que plusieurs millions de jeunes Africains arrivent chaque année sur le marché du travail alors que les créations d’emplois formels demeurent insuffisantes, soulignant l’importance d’une meilleure adéquation entre les systèmes de formation et les besoins des entreprises.
Il a rappelé, dans ce cadre, que le Maroc forme actuellement près de 11.000 ingénieurs par an grâce notamment à une implication accrue des industries dans l’élaboration des programmes de formation spécialisés.
Pour la CGEM, l'avenir de la compétitivité africaine dépendra moins de la taille des villes que de leur capacité à produire des talents, de l’innovation et de la valeur ajoutée, a-t-il poursuivi.
La CGEM conduit une importante délégation de chefs d’entreprise marocains représentant plusieurs secteurs stratégiques à Nairobi pour participer au Forum Africa Forward Inspire and Connect, organisé en marge du Sommet France–Afrique.
Cette participation reflète l’engagement du secteur privé marocain en faveur du renforcement des partenariats économiques à la fois en Afrique et avec la France, tout en favorisant des opportunités d’affaires concrètes, des co-investissements et des chaînes de valeur continentales plus intégrées.
La délégation marocaine échange avec des décideurs publics et privés africains et européens autour de priorités clés telles que l’industrialisation, l’innovation, le financement et la croissance durable, réaffirmant ainsi le rôle central du secteur privé dans la construction d’un partenariat économique euro-africain plus fort.
Le Forum d'affaires Africa Forward "Inspire & Connect", organisé dans le cadre du Sommet "Africa Forward", a mis en lumière la profondeur des partenariats économiques franco-africains, tout en valorisant les projets et initiatives portés par les secteurs privés africains et français.










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