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C’est dans ce climat que la députée ittihadie Aicha El Gourji a choisi de porter le débat au cœur de l’institution parlementaire. Par un questionnement écrit adressé au ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, elle a exigé des mesures urgentes et exceptionnelles à même d’accompagner une phase délicate marquée par la multiplication des dossiers liés à la régularisation des situations administratives.
Aicha El Gourji-------------------------------------------------------------------
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La pression que connaissent les consulats marocains en Espagne n’est pas nouvelle, mais elle s’est intensifiée durant la phase de régularisation des situations administratives.
Son intervention ne relevait ni de l’effet d’annonce ni d’un simple geste symbolique. Elle s’inscrivait dans une logique politique claire, celle d’une opposition vigilante qui considère que la défense des droits des Marocains du monde constitue une responsabilité nationale à part entière.
L’annonce récente du renforcement des ressources humaines dans plusieurs consulats marocains en Espagne marque, à cet égard, une évolution significative. L’affectation de nouveaux fonctionnaires issus de l’administration centrale vise à accélérer le traitement des dossiers, à réduire les délais d’attente et à fluidifier les procédures liées à l’extraction de documents officiels, à la légalisation d’actes ou au renouvellement des passeports. Derrière cette décision se profile une reconnaissance implicite de la surcharge qui pesait sur les services consulaires et de la nécessité d’un ajustement structurel.
Pour Aicha El Gourji, cette mesure constitue un pas important mais elle ne saurait être perçue comme une fin en soi. Elle rappelle que la qualité du service public consulaire ne se mesure pas seulement à l’aune du nombre d’agents affectés, mais à la capacité réelle de l’administration à s’adapter aux besoins spécifiques de la communauté. En appelant à une révision du système des rendez-vous, notamment pour les situations urgentes, et en plaidant pour une plus grande flexibilité dans l’accès aux prestations, la députée a mis en lumière un enjeu fondamental, celui de l’égalité d’accès au service public pour tous les citoyens, indépendamment de leur lieu de résidence.
Parmi les avancées les plus saluées figure la possibilité désormais offerte d’obtenir l’attestation de bonne conduite directement au sein des consulats, accompagnée de l’apostille. Ce qui pouvait apparaître comme une formalité administrative se révèle, dans la réalité quotidienne des Marocains d’Espagne, un document décisif pour l’emploi, la régularisation ou la reconnaissance de droits. En évitant aux demandeurs des déplacements supplémentaires et des procédures complexes entre plusieurs administrations, cette mesure rapproche concrètement l’Etat de ses ressortissants et contribue à restaurer une confiance parfois ébranlée.
La députée ittihadie a également insisté sur la nécessité d’adopter un ensemble cohérent de mesures exceptionnelles, allant de la simplification des démarches pour la légalisation des procurations à la création de cellules dédiées au suivi des dossiers de régularisation, sans oublier la mise en place de mécanismes clairs pour lutter contre les intermédiaires informels qui exploitent la rareté des rendez-vous. Derrière ces propositions se dessine une conception exigeante de l’action publique, fondée sur la transparence, la protection des citoyens contre toute forme d’abus et la modernisation effective des pratiques administratives.
L’amélioration des services consulaires en Espagne ne constitue donc pas un simple ajustement technique. Elle interroge plus largement la politique de l’Etat à l’égard de sa diaspora. Dans un contexte de mobilité accrue et d’exigences administratives croissantes, la continuité et la qualité du service public à l’étranger deviennent un indicateur de la crédibilité institutionnelle du pays. Assurer un accès digne et efficace aux prestations consulaires, c’est reconnaître que les Marocains du monde ne sont pas une périphérie lointaine mais une composante essentielle de la nation.
En portant ce dossier avec constance, Aicha El Gourji a rappelé que le rôle du Parlement ne se limite pas à enregistrer les décisions de l’exécutif mais consiste à interpeller, proposer et orienter. La dynamique enclenchée montre qu’une pression politique argumentée peut produire des résultats concrets. Elle souligne également que les avancées obtenues doivent être consolidées et inscrites dans une vision durable, afin que les améliorations constatées ne soient pas de simples réponses circonstancielles à une situation exceptionnelle.
M.O










