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Zagora à l’heure du Forum international des oasis

La gestion territoriale au cœur du débat




C’est désormais une tradition. Le Forum international des oasis et du développement local soufflera sa cinquième bougie et la ville de Zagora en abritera les travaux du 24 au 27 février courant sous le signe révélateur : «Les oasis face aux enjeux de la gestion territoriale».
Pour cette année, cette manifestation scientifique, socioéconomique et culturelle entend contribuer à l’élaboration d’une stratégie participative de développement, dans l’objectif d’aboutir à un élan économique responsable, fondé sur les potentialités oasiennes agricoles et culturelles. Il s’agit également de mettre en valeur le patrimoine matériel et immatériel oasien, dont les arts, les métiers, le savoir-faire, et ce dans l’objectif de promouvoir une économie oasienne sociale et solidaire.
Les organisateurs, réunis au sein de l’Association du FIODL, entendent élaborer un bilan intellectuel et scientifique,  à travers les actes et travaux des experts, des chercheurs et des intervenants. L’objectif ultime est que le développement local et l’avenir des zones oasiennes fassent l’objet d’un débat, d’un dialogue public responsable et continu, indique un communiqué rendu public à cet effet.
« Le Forum vise à traduire les aspirations des populations dans les faits, à travers l’élaboration des mécanismes de développement durable alternatifs, avec la participation de tous les intervenants de la biodiversité et de la diversité culturelle, ainsi que la gestion de la rareté des ressources hydriques », souligne la même source, avant d’ajouter que ce rendez-vous ambitionne également la mise en relief du rôle primordial des oasis marocaines dans l’aménagement du territoire et le développement durable.
Les experts et chercheurs ainsi que les représentants des secteurs gouvernementaux et les acteurs de la société civile aborderont plusieurs sujets relatifs à la question oasienne, dont «Les oasis et la gestion territoriale dans les politiques publiques», «La gestion territoriale dans les programmes des collectivités territoriales et les organismes de la coopération nationale et internationale » et «Les initiatives civiles et académiques dans le domaine de la gestion territoriale».
Selon la plateforme dédiée à cette manifestation, les oasis font face à des enjeux aussi divers qu’importants, lesquels enjeux frappent de plein fouet le système écologique et culturel de ces zones naturelles. Cette situation déficiente est attribuée aux dysfonctionnements touchant aux équilibres environnementaux ayant assuré par le passé la continuité au système oasien.
Plusieurs facteurs en sont la cause, dont la désertification et les changements climatiques qui annoncent la disparition de plusieurs oasis et aggravent les conditions de vie des populations oasiennes ainsi que les conditions écologiques  déjà fragiles. Le résultat est sans équivoque : menaces persistantes du système de savoirs et connaissances développées par l’être humain pour une gestion durable ainsi que l’adaptation aux changements climatiques.
Par conséquent, une vision intégrée est plus que nécessaire pour surmonter les défis des politiques sectorielles, unifier et coordonner les efforts de tous les intervenants.  
Sauver les oasis ou ce qui en reste revient ainsi à relever le challenge économique, à travers la création d’activités à même d’être développées dans ces zones naturelles fragiles – et en relation avec l’agriculture. Il n’est donc pas possible de diversifier et de créer des activités génératrices de revenus, sans développer le secteur agricole. Un secteur qui attire davantage d’investissements et contribue à un développement socio-économique solidaire valorisant les potentialités locales.
En conclusion, les oasis ont besoin d’alternatives afin de booster leur économie locale et contribuer, par ricochet, au développement, notamment à travers le tourisme solidaire et responsable. Grâce à ce secteur, il serait possible pour les oasis de préserver leur culture, leurs valeurs et leurs traditions, ainsi que leur identité et leur environnement. Le tourisme serait donc un levier pour développer et promouvoir ces zones oasiennes et permettrait même d’établir des passerelles culturelles entre les habitants locaux et les autres cultures et  civilisations.

Mustapha Elouizi
Samedi 17 Février 2018

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