Facebook
Rss
Twitter







Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Un Raja à bout de souffle surpris par le Zamalek

Les Verts n’ont cadré que trois de leurs 15 tentatives


Décidément, pour être supporter du Raja de Casablanca, il faut avoir des nerfs en acier. Une semaine après l’immense bonheur procuré par le sacre en Botola sur le gong, le peuple vert doit aujourd’hui faire place nette à la désillusion subie en demi-finale de la Ligue des champions. Cette défaite à domicile sur le plus petit des scores  (0-1),face au Zamalek, hypothèque grandement les chances du tout frais champion du Maroc dans sa quête du graal dans la compétition continentale phare, près de 20 ans après son troisième titre. Toutefois rien n’est définitif. Il y a encore de l’espoir. En temps normal, la défaite de dimanche soir aurait pu être rédhibitoire, à cause notamment du but à l’extérieur (qui compte double en cas d’égalité) encaissé par les Verts, sur une contre-attaque éclair, conclue par une rageuse tête piquée d’Achraf Bencherki au second poteau, ex-attaquant du rival honni, le Wydad de Casablanca. Pour lui, ce fut certainement une manière de réconforter ses anciens supporters, et surtout de rappeler à ces détracteurs qu’il est toujours décisif quand cela compte le plus, comme l’atteste sa contribution dans le sacre continental du WAC en 2017. Mais en temps de coronavirus, le résultat du match aller n’est pas insurmontable. Au Caire, samedi, la seconde manche se tiendra à huis clos, avec une ambiance moins électrique et plus propice à créer la surprise. Sans la pression des supporters adverses, les hommes de Sellami auront incontestablement une carte à jouer. Une chance inouïe à saisir. Mais pour y parvenir, il va falloir retrouver un second souffle et de la fraîcheur. La première mi-temps a été affligeante. Il a manqué un peu de tout aux Verts. Du rythme, de la justesse technique et surtout de l’efficacité. « Plusieurs de nos joueurs étaient absents pour blessure et l’équipe souffrait de fatigue suite à la dernière série de matches de la Botola », a tenté de justifier Jamal Sellami. Mais tout de même, il est inconcevable qu’en demi-finale d’une compétition si prestigieuse, les Rajaouis n’aient cadré que trois de leurs 15 tentatives. « Nous n’étions tout simplement pas concentrés devant le but», a précisé le technicien. Si ce dernier a estimé que dimanche « il n’y avait qu’une seule équipe sur le terrain et c’était le Raja », il n’a pas pipé mot sur la possession stérile de ses protégés (65%), et encore moins sur le manque d’allant offensif de ses latéraux. En revanche, il n’a pas hésité à tancer l’arbitre : «Il a commis des erreurs. Nous aurions au moins dû obtenir un penalty. Le résultat est injuste, nous méritions le match nul». Au-delà du manque d’ambition caractérisé par cette dernière phrase, le coach des Verts a bel et bien raison. Si en seconde mi-temps, la main de Mohamed Abdel-Ghani n’a pas été sanctionnée, à raison, par l'arbitre camerounais Sidi Alioum, ce dernier aurait dû siffler une faute flagrante lors du premier acte d’Ahmed Eid sur Soufiane Rahimi dans la surface de réparation. Une injustice, certes, mais elle ne peut à elle seule expliquer la défaite du Raja. La décompression psychologique,somme toute normale après le titre en Botola, n’y est pas étrangère. Pour le moment donc, tout n’est pas perdu, mais rien n’est encore gagné. En Egypte, Sellami et ses hommes seront en mission pour ne pas faire de cette demi-finale retour le dernier rendez-vous d’une saison 2019-2020 qui n’a jamais été aussi longue et ardue. Mais aussi pour offrir à leurs supporters un énième ascenseur émotionnel.Ils ne s’en plaindront certainement pas. 

Chady Chaabi
Lundi 19 Octobre 2020

Lu 459 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.
br

Dans la même rubrique :
< >

Dimanche 24 Octobre 2021 - 18:05 Patrick De Wilde, le globe-trotter

Dimanche 24 Octobre 2021 - 18:00 Le HUSA renoue avec la victoire

Dossiers du weekend | Actualité | Spécial élections | Les cancres de la campagne | Libé + Eté | Spécial Eté | Rétrospective 2010 | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito | Sur le vif | RETROSPECTIVE 2020 | RETROSPECTIVE ECO 2020 | RETROSPECTIVE USFP 2020 | RETROSPECTIVE SPORT 2020 | RETROSPECTIVE CULTURE 2020 | RETROSPECTIVE SOCIETE 2020 | RETROSPECTIVE MONDE 2020








Flux RSS