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Une logique s’est dessinée lors des dernières éditions : Djamel Belmadi a mené l’Algérie au titre en 2019, Aliou Cissé a offert au Senegal sa première couronne en 2021, et Emerse Fae a conduit la Côte d’Ivoire au sacre en 2023. Chaque succès a mis en lumière la puissance de la connaissance locale, du leadership et de l’intelligence tactique. Aujourd’hui, Walid Regragui (Maroc), Hossam Hassan (Egypte), Pape Thiaw (Sénégal) et Eric Chelle (Mali, à la tête du Nigeria) ont l’occasion de prolonger cet héritage et de confirmer la suprématie des entraîneurs africains sur la scène continentale.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : sur les 24 équipes engagées à la CAN 2025, 15 étaient dirigées par des entraîneurs africains, 11 d’entre elles ont franchi la phase de groupes, et les équipes locales ont remporté 75 % des matchs jusqu’ici. Mais au-delà des statistiques, ces résultats traduisent la cohésion, la discipline et la compréhension unique que ces entraîneurs apportent à leurs équipes, sur le plan mental, tactique et culturel.
De Rabat au Caire, de Dakar à Lagos, ces managers combinent innovation tactique et leadership. Leur capacité à motiver, à s’adapter et à lire le jeu est devenue déterminante, démontrant que le succès repose sur une connaissance intime du football africain.
Une place au panthéon des légendes attend peut-être Hossam Hassan. Seuls deux Africains, Mahmoud El-Gohary et Stephen Keshi, ont remporté la CAN à la fois comme joueur et comme entraîneur. Si Hassan conduit l’Egypte au sacre, il rejoindra ce duo d’exception et gravera son nom parmi les plus grands du continent.
A l’aube des demi-finales, un constat s’impose : les entraîneurs africains tiennent les rênes. Quel que soit le vainqueur, ce sera non seulement une victoire nationale, mais aussi un hommage à une tradition remarquable, où les tacticiens locaux continuent de définir l’excellence du football africain et d’inspirer la génération future.









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