Libération







Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Un 7ème cas de coronavirus diagnostiqué au Maroc

De plus en plus de médecins admettent que l’épidémie est plus grave que prévu et alertent sur la dangerosité du Covid-19




Un 7ème cas de coronavirus diagnostiqué au Maroc
Avant de vous exposer la stratégie sud-coréenne pour stopper la propagation du coronavirus, une lueur d’espoir comparée aux difficultés éprouvées par plusieurs pays dans ce domaine, commençons par l’actualité marocaine. D’abord, en ce vendredi matin, un 7ème cas d’infection a été recensé. Il s’agit encore une fois d’un ressortissant marocain. Arrivé le 4 mars à Casablanca en provenance d’Espagne, il est âgé de 39 ans. Son contrôle positif au coronavirus pose question tout comme les six précédents. Comment se fait-il que jusqu’à présent, alors que les cas recensés sont forcément entrés en contact avec des citoyens marocains, aucun parmi ces derniers n’a été testé positif ? Mystère.
Ensuite, le Royaume a décidé de fermer tous ses ports aux passagers, de Saïdia à Lagouira. De fait, excepté les bateaux de marchandises, plus aucun bateau de plaisance, de croisière ou de passagers, ne pourra désormais accoster sur les rives marocaines. A cela, se sont ajoutée la fermeture des portes de Sebta et Mellilia, dans un sens comme dans l’autre, et la suspension des vols en provenance ou en direction de l’Algérie et de l’Espagne. La Royal Air Maroc invite ses clients à se renseigner sur ces dispositions commerciales aux numéros suivants : Maroc : 0890000800 et numéro international : +212522489797.
En France comme en Italie, où des journalistes appellent à prendre "enfin la mesure du danger", de plus en plus de médecins admettent que l’épidémie est plus grave que prévu et alertent sur la dangerosité du Covid-19, y compris sur des populations jeunes et sans pathologie. En effet, alors que lors des derniers jours, le corps médical a tenté de désamorcer le sentiment d’inquiétude qui s’installe en expliquant au monde que le coronavirus n’est ni plus ni moins qu’une bonne grippe, aujourd’hui, leur discours a muté en un laconique « on s’est trompés ».
Il y a quelques jours de cela, les personnes âgées atteintes de maladie chronique étaient les plus vulnérables au Covid-19. A présent, la donne a quelque peu changé. Il n’est plus rare de voir des personnes de 30 ou 40 ans, sans pathologie, contracter le Virus « On a des jeunes, sans antécédents médicaux, dans un état gravissime », a alerté une infirmière dans les médias français, corroborée par le président Emmanuel Macron dans son allocution télévisée de jeudi : « Il faut se préparer à une deuxième vague qui touchera, un peu plus tard, des personnes plus jeunes a priori moins exposées à la maladie mais qu’il faudra soigner également».    
En tout cas, pour expliquer cette inquiétante tendance, Jean-Michel Constantin, secrétaire général adjoint de la Société française d’anesthésie et de réanimation, avance une hypothèse : « L’explication que j’en ai, c’est que la contamination est telle qu’on finit par avoir également des formes critiques chez des jeunes ». Il précise également que si le virus n’est pas en train de muter, il se répand vite : « C’est ce qui explique que le nombre de personnes en réanimation croît à vive allure ». En Ile-de-France, ils étaient 6 lundi. Jeudi, ils étaient 100. Comme quoi, les mesures prises en Hexagone sont loin d’être efficaces, contrairement à celles prises en Corée du Sud. Un temps en pole position juste après la Chine, la Corée du Sud occupait cette semaine la quatrième position. La raison ? Une réaction radicale face à la progression explosive du coronavirus.
Depuis le début de la crise, la Corée du Sud a réalisé plus de dépistages qu'aucun autre pays sur la planète. Elle a pu s'attaquer très tôt aux nouveaux foyers d'infection, à raison de 10.000 tests quotidiens, soit le total des tests réalisés depuis le début de l’épidémie, il y a au moins deux mois aux Etats-Unis. Pour en arriver là, l’exécutif coréen s’est appuyé sur un maillage sanitaire très dense. Puisqu’aux 500 cliniques habilitées à réaliser les dépistages, se sont ajoutées une quarantaine de cliniques ambulantes. En outre, les procédures de mise sur le marché des tests ont été accélérées. Quelques semaines après l'apparition du coronavirus en Chine, Séoul donnait son feu vert à la mise à disposition des cliniques d'un procédé diagnostiquant le Covid-19 en six heures. Masahiro Kami, de l'Institut pour la recherche sur les politiques médicales, à Tokyo, a estimé que « les tests sont une mesure initiale cruciale pour contrôler un virus. C'est donc un bon modèle, pour tous les pays. » Et ce n’est pas tout.
Au dépistage massif, s’additionne le criblage systématique. Concrètement, d’une part, les déplacements des malades avant qu'ils ne soient testés positifs sont reconstitués au travers des images de vidéosurveillance, de l'utilisation de leur carte bancaire ou du bornage de leur téléphone portable, puis rendus publics. Et d’autre part, les proches de toute personne contaminée sont recherchés de façon systématique, avant d’être soumis à un test de dépistage. Et enfin, des SMS sont envoyés aux gens quand un nouveau cas est détecté près de chez eux ou de leur travail.
Le dernier volet des mesures prises par la Corée du Sud a trait à la responsabilisation collective par le biais du maintien d’une «distance sociale», le confinement chez soi et surtout l’interdiction des rassemblements et des contacts. Le tout renforcé par des opérations de désinfection massives. Bref, vous l’aurez compris, nous sommes à des années-lumières de la stratégie choisie par le Maroc ou encore les Etats-Unis, qui privilégient l’attentisme à l’action.

Piscine couverte

Le Conseil provincial d'Azilal, réuni mercredi en session extraordinaire, a approuvé le projet d’achèvement d'une piscine couverte dans la ville pour un montant global de 9 millions de dirhams (MDH).
Les membres du Conseil ont, ainsi, approuvé à l'unanimité le projet d'achèvement des travaux de cette piscine pour un montant financier de 9 MDH, avec une contribution d’un million de dirhams du Conseil provincial, de 4 MDH de la Direction générale des collectivités locales (DGCL) et de 3 MDH du ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports alors que la contribution du Conseil communal de la ville s’élève à 1 MDH. Le Conseil a également approuvé l'annulation de la décision prise lors des travaux de la session extraordinaire du Conseil tenue le 1er novembre dernier relative à l'acquisition d'un terrain pour la construction d'un hôpital provincial pour un montant de 240 MDH et ont approuvé l'acquisition d'un autre terrain dans le même dessein après le refus par le propriétaire du premier terrain de poursuivre la procédure de vente. A cette occasion, le président du Conseil communal d’Azilal a rappelé la mise en œuvre du projet relatif à la construction d'une piscine couverte dans la ville de Demnat pour un coût global de 11 MDH. Il a également fait savoir que le Conseil a entrepris une série de mesures proactives pour le désenclavement de certaines zones de la province et pour l’approvisionnement en eau potable compte tenu de la faible pluviométrie enregistrée cette saison dans la province.

Fake news

La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a nié, jeudi, d'une façon catégorique le contenu des messages diffusés via les applications de messagerie instantanée et sur les réseaux sociaux, prétendant, de manière fallacieuse qui touche au sentiment de sécurité, l'existence de réseaux criminels qui usurpent l'identité de médecins et d'infirmiers pour commettre des actes criminels au sein des domiciles des citoyens sous prétexte qu'ils sont délégués par les services médicaux spécialisés dans la lutte contre le nouveau coronavirus.
Afin d'éclairer l'opinion publique nationale et dissiper les craintes attisées par ce genre de fake news, la DGSN souligne, dans un communiqué, que ses services implantés à travers l'ensemble du territoire national n'ont constaté ni enregistré aucun crime similaire, ajoutant qu'aucun citoyen marocain ou étranger résidant ou touriste n'a déposé de plainte concernant d'éventuels crimes commis selon ce mode opératoire. La DGSN relève que ses services techniques avaient détecté la diffusion de ces publications et ces messages mensongers sur des pages et des réseaux sociaux dans plusieurs pays étrangers, avant qu'ils ne soient diffusés par la suite de manière fallacieuse et trompeuse sur les plateformes de communication au niveau national. Après avoir assuré qu'il s'agissait de "fake news dénués de tout fondement", la DGSN appelle l'ensemble des citoyens à ne pas accorder de crédit à ces rumeurs et informations qui touchent au sentiment de sécurité, notant que les investigations judiciaires et les expertises techniques se poursuivent sous la supervision des parquets compétents, pour identifier et arrêter toute personne impliquée dans la diffusion de ces fake news qui portent atteinte à la sécurité des citoyens.

Chady Chaabi
Samedi 14 Mars 2020

Lu 1691 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito | Sur le vif