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Trop triste l’ultime symphonie du Maestro


Adieu Dolmy, adieu Mâalem



Pas facile à croire.  Trop dur à accepter. Même le cœur d’un sportif accompli peut décider de s’arrêter de battre. Un cœur, qui plus est, empli d’amour pour l’autre. 
Adieu Mjid. Adieu l’artiste. Tes épopées sur le terrain sont connues de tous.  Mais vu ta discrétion légendaire, peu de gens ont eu à apprécier ton côté intellectuel. Si tu n’aimais pas trop parler foot, tu savais en revanche faire apprécier dans un cadre fermé tes idées ou commentaires concernant des sujets divers. Ceux qui ont eu la chance de te connaître de près ont eu à se régaler de ton sens de l’humour. Un humour fin et distillé à l’image de ta personne, de ta personnalité. 
La veille de ton départ, la télé a consacré toute une émission à un souvenir qui a marqué tous les Marocains en 1986. Ce match contre le Portugal, nous l’avons tous vu et revu, nous n’avons eu cesse de nous régaler de cette  superbe prestation qui, hélas nous fait défaut aujourd’hui. Difficile de zapper, car le petit bonhomme du milieu de terrain  a donné toutes ses lettres de noblesse au numéro 6 . Polyvalent comme  personne, tu as évolué avec un bonheur inégalé à tous les postes. Tout jeune, tu avais commencé avec le Raja, ton club de toujours, ton club de cœur comme attaquant sur le flanc droit. Tu as aussi eu à évoluer comme défenseur latéral avec l’équipe nationale également. Tu as constitué un rempart infranchissable avec une élégance inégalée comme bonus. Tu as même joué comme gardien de but malgré ta petite taille. Petit de par la taille mais grand par ton talent. Mon Dieu, cette détente dont tu avais le secret et qui t’a valu le respect et l’admiration des meilleurs attaquants d’ici et d’ailleurs. 
Tu étais aimé, adoré par tous. Quand il s’agissait de Abdelmjid Dolmy, il n’y avait plus de frontières entre Rajaouis et Wydadis. Tu as su réconcilier le tout Casa. Et pas seulement. Tout le Maroc du football plutôt.
Comment oublier, il y a des années de cela, quand tu as dit oui sans la moindre hésitation pour prendre part à un match en hommage posthume à Drouiche, un ex-joueur du CAK? Mieux tu as grandement contribué à intéresser d’autres grands joueurs. Dont feu Abdellatif Beggar, Abderrahim Hamraoui, Fakhereddine, Jawad Andaloussi…Et là, c’était tout Khénifra qui était sorti  accueillir ces grands noms avec une mention spéciale pour le Maestro. Tu avais du mal à te soustraire à des centaines de fans qui tenaient à te saluer ou à te solliciter pour un autographe ou une photo. Tu t’es prêté au jeu avec le sourire et avec ta modestie légendaire. 
C’était là un souvenir parmi tant d’autres. Qu’est-ce qu’on n’a pas passé comme moments agréables! Inoubliables
Tu ne t’es jamais laissé griser par la gloire. Tu as pleinement profité de la vie en bon vivant que tu étais. C’est là notre consolation. Nous devons désormais apprendre à vivre sans toi.
Repose en paix cher ami. Repose en paix Maestro.
 


Mohamed Benarbia
Samedi 29 Juillet 2017

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