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Depuis sa prise de fonction, Barack Obama a tenté de relancer les relations entre la Maison blanche et le Kremlin après la période de turbulences vécue sous l'administration de George W. Bush.
Le président américain a besoin d'obtenir des résultats sur ce front diplomatique afin de faire taire les critiques de l'opposition républicaine qui lui reproche son manque de fermeté à l'égard des Russes.
Hillary Clinton participera ce vendredi à la réunion du "quartet" (Union européenne, Onu, Russie et Etats-Unis) des médiateurs internationaux sur le Proche-Orient.
Elle aura également des entretiens avec le président russe Dmitri Medvedev, vendredi, et avec son homologue Sergueï Lavrov, jeudi, sur la réduction des arsenaux nucléaires et sur l'Iran. Aucune rencontre n'est prévue avec le Premier ministre Vladimir Poutine.
Russes et Américains discutent depuis près d'un an afin de trouver un accord prolongeant le traité Start-I datant de 1991 et arrivé à expiration en décembre 2009.
Signe encourageant, Lavrov a indiqué mardi qu'un texte pourrait être signé début avril.
"Nous effectuons de très bons progrès. Je ne peux pas prédire quand, exactement, l'accord sera bouclé mais (...) nous nous en approchons", a précisé le sous-secrétaire d'Etat William Burns devant la presse alors que Clinton était en route pour Moscou.
L'an dernier, Medvedev et Obama avaient promis que Russie et Etats-Unis voulaient ramener leurs arsenaux stratégiques à une fourchette comprise entre 1.500 et 1.675 têtes nucléaires.
L'établissement d'un accord donnerait un nouvel élan à la relance des relations entre Moscou et Washington mais les négociations se sont enlisées ces derniers mois en raison des inquiétudes russes concernant la mise en place d'un bouclier antimissile en Europe de l'Est.
Un autre point d'achoppement concerne le décompte des têtes nucléaires et la vérification de leur nombre.
Clinton se rend à Moscou avec une demande de soutien à sa politique en faveur de nouvelles sanctions contre Téhéran accusé par les Américains de chercher à se doter de l'arme atomique.
Au début du mois, Medvedev s'est dit favorable à des mesures "astucieuses" qui ne pénaliseraient pas la population iranienne. Toutefois, Moscou reste réticent à sanctionner un allié traditionnel et un partenaire commercial.
Sur la question du Proche-Orient, les responsables américains n'attendent pas d'avancées significatives permettant une reprise des négociations israélo-palestiniennes.
Ce sujet devait faire l'objet d'un dîner jeudi soir et d'une session de travail ce vendredi. L'objectif est d'afficher un soutien international aux négociations de proximité dont l'idée a été lancée par les Etats-Unis la semaine dernière.
La reprise de ces négociations a été contrariée par l'annonce la semaine passée d'un projet de construction de 1.600 logements pour colons juifs en Cisjordanie occupée.
L'annonce, faite au moment où le vice-président américain Joe Biden se trouvait en visite en Israël, a été qualifiée d'insultante par Hillary Clinton.