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Nasser Bourita rappelle la densité et la fécondité du partenariat Maroc-Etats-Unis

Le chef de la diplomatie marocaine s'entretient avec des membres du Sénat




Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, a souligné, mardi à Washington, la «fécondité» du partenariat Maroc-Etats-Unis, comme en témoigne la «densité» des échanges bilatéraux, à la fois en termes de visites diplomatiques, mais également sectorielles dans les domaines de la sécurité.
Le ministre, qui a effectué une visite de travail à Washington les 17 et 18 septembre, a fait observer, dans un entretien à la MAP, que cette dernière intervient à la veille d'échéances importantes, notamment l'Assemblée générale de l’ONU, qui débute cette semaine, et l’examen de la question du Sahara au Conseil de sécurité, au mois d’octobre prochain.
Cette visite, a poursuivi le ministre, «intervient également dans un contexte marqué par plusieurs changements dans la politique américaine et l’apparition de perceptions nouvelles par rapport à l’Afrique et au monde arabe».
Le ministre a eu lundi des entretiens, au Département d’Etat, avec le secrétaire d’Etat, Michael Pompeo, le conseiller du président Trump à la sécurité nationale, John Bolton, ainsi qu’avec David Hale, sous-secrétaire d’Etat en charge des affaires politiques et Brian Hook, conseiller politique principal auprès du secrétaire et d’Etat et représentant spécial pour l’Iran.
Mardi, il a rencontré les sénateurs Ted Cruz, Lindsey Graham et Todd Young.
Dans une déclaration à la MAP, il a affirmé que ces entretiens s’inscrivent dans le cadre «du maintien des contacts avec les membres influents du Sénat, au sujet notamment de la coopération financière et militaire, mais également en ce qui concerne la question nationale».
Le ministre a déclaré avoir trouvé chez ses interlocuteurs au Sénat «le même son de cloche positif ayant marqué les rencontres de la veille au Département d’Etat, ainsi qu’une compréhension des enjeux, et une prise de conscience des actions déstabilisatrices menées par le Polisario».
«Il existe un attachement fort de la part des Etats-Unis, toutes institutions confondues, à préserver ce partenariat avec le Maroc que beaucoup de sénateurs ont qualifié de précieux pour les Etats-Unis, voire d’unique dans la région», a-t-il souligné.
Le sénateur Cruz, représentant de l’Etat du Texas à la Chambre haute, se démarque comme étant l’une des voix nationales américaines les plus distinguées pour ce qui est de la formulation de la politique étrangère américaine et de la lutte anti-terroriste, alors que le sénateur Graham, de l’Etat de la Caroline du Sud, est le président de la sous-commission des appropriations, chargée notamment des opérations internationales. Todd Young est quant à lui membre de la commission du Sénat en charge des relations extérieures.
«Au cours de ces discussions, nos interlocuteurs ont été unanimes à souligner la particularité du partenariat stratégique bilatéral, sa richesse et son renouvellement continu, dont la pertinence est à chaque fois confirmée au regard de l’actualité et des défis qui se posent», s’est félicité Nasser Bourita.
Dans ce contexte, le ministre a indiqué que des décisions importantes ont été prises lors de cette visite, en premier lieu «la relance du dialogue politique et stratégique lancé en 2012». Il a expliqué que les deux parties «se sont mises d’accord pour que le format de ce dialogue soit plus flexible, son contenu orienté vers l’action et ses initiatives focalisées sur des thématiques particulières». Et d’annoncer, à ce propos, «que la première thématique à laquelle sera consacrée la prochaine session sera l’Afrique, à la lumière de l’importance reconnue par les Etats-Unis à l’endroit du rôle et de la place de Sa Majesté le Roi dans la promotion de la paix et de la stabilité dans le continent, du retour du Maroc au sein de sa famille institutionnelle, l’Union africaine, et de la place qu’occupe le Royaume sur des questions fondamentales comme la migration et au niveau du Conseil de la paix et de la sécurité de l’UA, outre la réforme de l’institution panafricaine et les défis globaux qui impactent l’Afrique tels que le terrorisme et le redéploiement de Daech».
Toutes ces thématiques, a-t-il indiqué, sont importantes et peuvent constituer un cadre idoine pour le dialogue stratégique, qui englobe également l’économie, la diplomatie, la sécurité et les échanges humains, «autant de questions qui pourraient trouver un cadre de mise en œuvre dans le contexte africain».
Nasser Bourita a, d’autre part, indiqué que les entretiens qu’il a eus avec ses interlocuteurs US «ont aussi porté sur l’Iran et son action et sa connivence malveillante avec le Polisario qui intéresse énormément les responsables américains, comme l’avait indiqué d’ailleurs le communiqué rendu public, lundi par le Département d’Etat qui a mis en avant « les efforts communs (du Maroc et des Etats-Unis) visant à mettre fin au soutien de l’Iran au terrorisme et à contrer son influence néfaste dans la région».
«Il s’agit là, a souligné le ministre, d’une reconnaissance de ce que le Maroc a exposé, au cours des derniers mois, sur la connivence du mouvement séparatiste du Polisario et l’Iran, à travers le Hezbollah».
Les entretiens ont également été l’occasion de mettre en exergue «une forte appréciation» du rôle que joue le Maroc dans le domaine sécuritaire, a dit Nasser Bourita, notant que «les Etats-Unis considèrent fondamentale la valeur ajoutée marocaine en matière de coopération sécuritaire, qui constitue un atout important pour les relations bilatérales et pour la communauté internationale dans son ensemble».
Sur la question nationale, le ministre a affirmé avoir présenté à ses interlocuteurs américains «la perspective marocaine sur l’état actuel du dossier, les conditions pour rendre le processus onusien utile, en vue d’aboutir à un résultat qui tient compte des expériences antérieures et ce, dans le but d’éviter les échecs et les redondances».
«Pour cela, une réflexion et une préparation sont nécessaires pour que chacun assume ses responsabilités et pour que les réunions ne soient pas une fin en soi», a conclu le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

Jeudi 20 Septembre 2018

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