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Les soldes mondiaux des transactions courantes augmentent sous l’effet de la pandémie

Une tendance qui ne devrait pas durer


Libé
Jeudi 19 Août 2021

Les soldes mondiaux des transactions courantes augmentent sous l’effet de la pandémie
Les soldes mondiaux des transactions courantes (la somme des déficits et des excédents absolus de tous les pays) devraient encore augmenter en 2021, affirment Martin Kaufman et Daniel Leigh, deux économistes au Fonds monétaire international (FMI).

Dans un post de blog, le sous-directeur au département de la stratégie, des politiques et de l’évaluation et le chef de division au département des études du FMI, ont toutefois estimé que cette tendance ne devrait pas durer.

Il faut dire que « les dernières prévisions des services du FMI indiquent que ces soldes diminueront dans les années à venir, à mesure que l’excédent de la Chine et le déficit des Etats-Unis baisseront, pour atteindre 2,5% du PIB mondial d’ici 2026 », ont-ils fait savoir de même source.

Dans leur analyse, les deux économistes ont cependant pris la peine de prévenir : la réduction des soldes pourrait être retardée si de grands pays déficitaires, comme les Etats-Unis, entreprennent une nouvelle expansion budgétaire.

Elle le serait aussi si le rééquilibrage des finances publiques est plus rapide que prévu dans les pays dont les transactions courantes sont excédentaires, comme l’Allemagne, ont-ils poursuivi.
Par ailleurs, « une résurgence de la pandémie et un durcissement de la situation financière mondiale qui perturberaient les flux de capitaux vers les pays émergents et les pays en développement pourraient également exercer une influence sur les soldes », ont soutenu les experts du FMI.

Il est important de rappeler ici qu’en dépit du choc de la crise et en raison certainement de son impact mondial, les déficits et les excédents excessifs de transactions courantes n’ont globalement quasiment pas changé au cours de l’année écoulée. Ils représentaient environ 1,2% du PIB mondial », selon les deux économistes.

Comme ils le font en outre remarquer dans leur note publiée au début du mois d’août, « la plupart des facteurs de déséquilibre extérieur excessif sont antérieurs à la pandémie et comprennent des déséquilibres budgétaires ainsi que des distorsions structurelles et de compétitivité ».

Citant leur dernier rapport sur le secteur extérieur, les deux économistes disent avoir constaté que la réaction mondiale à la pandémie a encore augmenté les soldes mondiaux des transactions courantes, qui sont passés de 2,8% du PIB mondial en 2019 à 3,2% du PIB en 2020.

« Ces soldes devraient encore se creuser pendant que la pandémie continue de sévir dans une grande partie du monde », ont-ils prévenu soulignant que sans la crise, les soldes mondiaux des transactions courantes auraient continué à diminuer.

S’il est vrai que les déficits et excédents extérieurs ne sont pas nécessairement préoccupants, les deux auteurs attirent cependant l’attention sur le fait que « des déséquilibres excessifs, supérieurs à ce que justifieraient les données fondamentales de l’économie et des politiques économiques appropriées, peuvent avoir des effets déstabilisants sur les pays en alimentant les tensions commerciales et en augmentant la probabilité d’ajustements perturbateurs des prix des actifs ».

Sur les fluctuations spectaculaires des déficits et des excédents des transactions courantes observées au cours de l’année 2020, les experts du FMI les ont attribuées à quatre grandes tendances alimentées par la pandémie : diminution des voyages, effondrement de la demande de pétrole, explosion du commerce des produits médicaux et changement intervenu au niveau de la consommation des ménages.

Selon ces derniers, « tous ces facteurs ont contribué à une plus forte augmentation du déficit des transactions courantes dans certains pays, qui ont acheté plus qu’ils n’ont vendu, ou à un plus grand excédent de transactions courantes, quand ils ont vendu plus qu’ils n’ont acheté ».

Ce n’est pas tout. « En plus de ces facteurs externes, la pandémie a donné lieu à des emprunts publics massifs pour financer les soins de santé et procurer un soutien économique aux ménages et aux entreprises, ce qui a entraîné d’importantes conséquences inégales sur les balances commerciales », ont-ils souligné avant de proposer quelques solutions.

Alain Bouithy


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