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Les indispensables volontaires d’une Coupe d’Afrique des nations




Plus de tournoi majeur sans bénévoles. On vient d’en avoir une fois encore la démonstration à Accra et Cape Coast, théâtres de la Coupe d'Afrique des Nations Total femmes 2018. Ils et elles apportent émotion, enthousiasme et défis au service de personnes issues de cultures différentes.
Journaliste expérimentée, Rosalind Amoh était la coordinatrice des médias pour le site d’Accra, qui a accueilli huit matches, dont le match d'ouverture et la finale. Avec son équipe d'environ 14 volontaires, elle a eu le défi de répondre aux demandes des journalistes au cours de la période de deux semaines pour les formalités de l'accréditation et toutes sortes de soutien liées aux médias.
Elle était enchantée de faire partie de ce moment historique qui représentait le premier tournoi de football continental jamais organisé au Ghana. Elle a déclaré que le chemin avait été semé de petits soucis quotidiens, mais que l’objectif était la réussite du tournoi dans son environnement.  
"Aider en tant que bénévole valait la peine, cela m’a donné l’occasion de rencontrer des personnes que je n'aurais sans doute jamais eu l'occasion de croiser et de partager nos expériences humaines. Nous avions des cultures et des habitudes différentes, mais en tant que bénévole, il était très important de rester calme, de vérifier que le travail se déroulait sans anicroches".
Dans son équipe se trouvaient deux journalistes, dont Michael Okuley qui travaille pour le radiodiffuseur national, déclaraient qu'ils avaient saisi une belle opportunité de servir le football africain et de contribuer au succès du tournoi.
"En tant que passionné de football, j'ai eu le plaisir de partager ce moment privilégié en qualité de bénévole. Cela m'a permis d'en savoir plus sur les autres journalistes et sur leur mode de fonctionnement.
J'aurais adoré pourvoir exercer mon métier pendant la compétition, faire des reportages mais cela n'a pas été possible. Tout n'a pas été toujours facile dans ma fonction de bénévole, mais cela en valait la peine".
Selon Clement Osei Aboagye, bénévole lui aussi, et responsable de la revitalisation économique des villes hors tournoi, une telle manifestation peut avoir d'inévitables retombées économiques en terme de création d'emplois par exemple, de développement touristique. "Sincèrement, dit-il, j'ai beaucoup appris".  
"Bien que les journalistes soient souvent sous tension et aient voulu que les choses se passent à leur manière, j'étais heureux de pouvoir les aider lorsqu'ils sollicitaient mon concours".
Thelma Doeyo Amatey était une bénévole parmi d'autres. "Faire partie de l’assistance des médias m’a permis de dialoguer avec les principaux acteurs de ce milieu. Franchement ce qui est mon domaine d’étude. Cela n’a pas été facile, cela valait la peine de servir mon pays et la CAF. Je suis disposée à prolonger cette expérience dans tout autre rassemblement de ce genre, même en dehors de mon pays".
Un sentiment largement partagé par des jeunes, avides d'aller au-devant d'autres cultures tout en servant leur pays. Cette année, c'était le Ghana.
Il convient de rappeler que c’est le Nigeria qui a remporté samedi le trophée, le onzième se son histoire, aux dépens de l'Afrique du Sud (0-0, 4-3 tab).
Le Nigeria et l’Afrique du Sud représenteront l'Afrique lors du Mondial-2019 en France (7 juin-7 juillet), aux côtés du Cameroun, troisième du tournoi continental après avoir battu le Mali (4-2) lors du match pour la troisième place.

Source: cafonline.com
Mardi 4 Décembre 2018

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