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Le Brésil et l'Inde s'enfoncent dans la crise

L'Europe se prépare à en sortir



Le Brésil et l'Inde s'enfoncent dans la crise
Le Brésil, avec plus de 400.000 morts, et l'Inde, qui franchit jour après jour de nouveaux seuils de mortalité, s'enfoncent dans une épidémie de Covid-19 que l'Europe entend en revanche laisser derrière elle avant l'été. Mais si nombre de pays européens, comme la France ou le Portugal, commencent à planifier leur retour à la "vie d'avant", d'autres renforcent au contraire leurs restrictions. Un confinement total de la population est entré en vigueur vendredi en Turquie, confrontée à un regain de l'épidémie. De l'autre côté de l'Atlantique, le seuil des 400.000 morts du coronavirus a été franchi jeudi au Brésil, où la vaccination n'a toujours pas décollé, face à un variant local plus contagieux et plus sévère.

Vendredi, une manifestation a eu lieu sur la plage de Copacabana à Rio de Janeiro pour dénoncer la gestion de la situation sanitaire par le gouvernement du président Jair Bolsonaro, déjà l'objet d'une enquête parlementaire ouverte mardi. A Manaus, en Amazonie où le variant brésilien est apparu, la pénurie d'oxygène avait provoqué la mort de dizaines de patients par asphyxie. Des scènes que l'Inde, en pleine recrudescence de l'épidémie, vit à son tour. Les hôpitaux submergés manquent de lits, de médicaments et d'oxygène et l'aide internationale annoncée a commencé à arriver. Les premières cargaisons d'aide médicale américaine sont ainsi arrivées vendredi en Inde. Un avion militaire, qui transportait plus de 400 bouteilles d'oxygène, de l'équipement pour les hôpitaux ainsi qu'un million de tests de dépistage du coronavirus, a atterri à l'aéroport international de la capitale New Delhi. Peuplée d'1,3 milliard d'habitants, l'Inde bat des records mondiaux de contaminations, avec près de 380.000 nouveaux cas quotidiens. Rien qu'en avril, l'Inde a dénombré plus de six millions de cas supplémentaires. Pour l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ce n'est donc pas le moment de baisser la garde alors que plusieurs pays en Europe annoncent un assouplissement des mesures de restrictions. "La situation en Inde peut se produire n'importe où", a averti jeudi l'OMS.

Le Portugal a ainsi annoncé jeudi soir la récouverture samedi de sa frontière avec l'Espagne. Le même jour, il entrera, 48 heures plus tôt que prévu, dans la quatrième et dernière phase de son déconfinement entamé à la mimars. L'ensemble des activités sportives en extérieur et dans les salles de sport seront de nouveau autorisées. Par ailleurs, cafés et restaurants, commerces et espaces culturels verront leurs horaires élargis, en particulier le week-end. Et ce week-end, un concert-test avec 400 spectateurs sera organisé à Braga, dans le nord du Portugal. En France, le président Emmanuel Macron a dévoilé jeudi les contours d'un déconfinement "en quatre étapes", du 3 mai à la fin juin. Cette annonce a été faite quelques heures avant l'annonce du "premier cas en France" confirmé de variant indien, détecté dans le sud-ouest sur "un patient revenu d'Inde", selon les autorités. Deux autres cas ont ensuite été signalés dans la région de Marseille. Le retour des terrasses des bars et restaurants, avec six personnes par table maximum, ne se fera pas avant le 19 mai. Les commerces pourront aussi rouvrir à cette date, avec des jauges et protocoles adaptés, de même que les musées, cinémas et théâtres - dans la limite de 800 personnes en intérieur et 1.000 en extérieur. "Enfin, on a les dates, on a les clés du déconfinement et on peut s'organiser pour travailler", s'est félicité Roland Héguy, président du principal syndicat de l'hôtellerie restauration. "La France retrouve sa culture !", a abondé le délégué général de la Fédération nationale des cinémas français, Marc-Olivier Sebbag.

En Grande-Bretagne, la ville d'Edimbourg a prévu de rouvrir ses monuments historiques et en Bulgarie, ce sont les discothèques qui vont rouvrir ce week-end à 50% de leur capacité. L'Allemagne, de son côté, a administré mercredi 1,1 million de doses de vaccins contre le Covid-19, un record national, devenant le premier pays européen à dépasser le million d'injections en 24h. Aux Etats-Unis, après des mois d'extrême prudence face à une deuxième vague de Covid-19, la ville de New York prévoit de "rouvrir complètement" le 1er juillet, a déclaré jeudi son maire Bill de Blasio. Les parcs californiens de Disneyland ont quant à eux ouvert vendredi. Dans la course mondiale aux vaccins, le laboratoire américain Moderna a annoncé jeudi son intention d'investir dans ses chaînes de fabrication pour produire jusqu'à trois milliards de doses de son sérum contre le Covid-19 et espère fournir entre 800 millions et un milliard de doses cette année. L'Argentine a dénoncé jeudi, après l'Europe, les retards de livraison du vaccin AstraZenca. La firme britannique doit annoncer vendredi ses résultats financiers pour le premier trimestre, l'occasion aussi peut-être d'apporter quelques réponses sur sa stratégie à venir.

Libé
Vendredi 30 Avril 2021

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