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Au GPM, Khaoula Lachguar porte la voix de l'USFP et du Sud global
Cette rencontre a réuni des responsables et militantes ittihadies venues de différentes provinces et régions du Royaume, dans un élan de mobilisation militante, de réflexion collective et d’engagement renouvelé en faveur des droits des femmes, de leur place centrale dans le processus de développement et dans le projet politique, économique et sociétal du parti des forces populaires.
D’ailleurs, le choix de Bouznika et du Complexe Moulay Rachid, espace symbolique dédié à l’enfance, à la jeunesse et à l’avenir, n’est pas anodin : Il traduit la volonté de l’USFP d’inscrire son action dans une vision progressiste et tournée vers les générations futures.
Le slogan retenu pour cette édition constitue à la fois un message politique fort et une conviction militante profonde. Il affirme que la participation active des femmes n’est pas seulement un impératif de justice, d’équité et de parité mais également un levier indispensable pour tout projet de transformation démocratique et sociale au Maroc.
Les travaux se sont étalés ainsi sur deux journées intenses, alternant séances plénières, ateliers thématiques et débats ouverts. Les participantes ont eu l’occasion de discuter, développer leurs réflexions et échanger sur les grands défis qui interpellent la femme marocaine aujourd’hui, notamment la participation politique des femmes et la parité dans les instances élues et les postes de responsabilité, les droits économiques et sociaux des femmes, l’emploi féminin et l’autonomisation économique, la lutte contre les violences faites aux femmes et les réformes législatives nécessaires.
Les réflexions et débats se sont focalisés, là-dessus, sur le rôle de l’USFP en tant que parti d’opposition constructive et engagée mais aussi sur les perspectives d’action militante pour les prochaines échéances politiques.
D’autre part, l’allocution du Premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires, Driss Lachguar, lançant ces travaux a mis en avant que cette rencontre reflète l’attachement inébranlable à la promotion et la considération du déploiement des femmes ittihadies, aux côtés de leurs camarades hommes. Il a souligné également que cette rencontre revêt une importance cruciale dans le processus tracé pour la consolidation et le renforcement de la place de la femme ittihadie dans l’ensemble du processus de déploiement militant du parti des forces populaires.
A cet égard, le dirigeant socialiste a martelé qu’il n’est plus concevable d’évoquer l’action et le déploiement de la femme dans un contexte de hiérarchisation de l’action militante de l’ensemble des acteurs usfpéistes.
Ensuite, la première séance de cette rencontre a porté sur la thématique « La femme marocaine entre les acquis constitutionnels et les enjeux de la représentativité politique » sous la direction de Fadwa Rajouani.
Les discussions ont débattu de la contribution de l’USFP aux acquis constitutionnels des femmes et ont été modérées par Aïcha Zekri et Kamal Hachoumi (1er axe), la participation politique des femmes entre les acquis constitutionnels et la réalité vécue (Abderrahim Chahid et Malika Zekhnini (2ème axe) et de la représentativité à l’action et la direction féminine, en avant vers la reconstruction du rôle politique de la femme, (3ème axe) animé par Ahmed Moufid et Hanane Rihab.
Par ailleurs, les travaux se sont poursuivis en prenant la forme d’ateliers, en l’occurrence celui portant sur les techniques de la campagne électorale, dirigé par Fouzia Lahriga, celui concernant la communication et le plaidoyer politique et électoral, sous la direction de Atika Jebrou et enfin l’atelier de l’habilitation juridique, modéré par Imane Razi, accompagnée par la reporteuse Khadija Keniane…
Les travaux de la deuxième journée ont été consacrés aux enjeux économiques et sociaux à l’horizon des échéances électorales, sous la direction de Manal Ettakal accompagnée de la rapporteuse Naïma Mekaoui.
L’allocution d’ouverture de ce débat, prononcée par Manal Ettakal, rappelle que cet événement intervient dans un contexte marqué par nombre d’enjeux économiques et sociaux déterminants, élevant le défi de transformer les slogans et promesses par la mise en œuvre de la reconnaissance optimale du rôle central de l’action féminine.
Le premier axe porte sur la focalisation du rôle des femmes à côté des enjeux du développement global et de la justice spatiale.
A cet égard, Souâd Bennour, professeur universitaire des sciences juridiques a mis l’accent sur le lien étroit entre la question des femmes et la problématique de la protection et la préservation de la justice sociale. A cet égard, elle a mis en avant que le débat sur l’Etat social ne peut être fructueux sans inclure la place déterminante de la femme.
La chercheuse universitaire Bennour a fustigé que les disparités entre l’espace urbain et l’espace rural sont grandes, ce qui amène à se demander si l’Etat est parvenu à mettre en œuvre une justice sociale plausible et judicieuse car le soutien social n’a pas été totalement fructueux, notamment concernant la place de la femme. Dans cette même veine, Souâd Bennour a indiqué que l’Union socialiste des forces populaires a toujours soutenu la question féminine.
Quant à la question de l’habilitation de la situation de la femme, elle a développé la question des femmes en situation de handicap (cas particulier de celles des zones lointaines et difficiles d’accès (…)
D’où les interrogations :
Quelles politiques d’habilitation des femmes (droits vitaux), en particulier celles des zones lointaines et difficiles d’accès ? Quelle attitude à tenir – entre autres, permettre à la femme de s’appuyer sur une représentativité authentique.
Quant à la 3ème séance, elle s’est focalisée sur les expériences et témoignages féminins, sous la direction de Hanane Rihab accompagnée de la rapporteuse Leila Bouhou.
Il s’agit , en l’occurrence :
- d’expériences parlementaires évoquées par Atika Jebrou, Salwa Demnati et Aouicha Zelfi,
- d’expériences communales évoquées par Bahia El Youssfi, Hanane Bencheikh, Manar El Omari, Habiba El Hassnaoui, Rajaâ Messou
- d’expériences régionales vécues par Amal Bouamiss, Badiaâ Mekour, Amina Chlih, Fatima Zohra Echikhi
- d’expériences professionnelles retracées par Fatima Zaïda, Asmae Essebar et Aïcha Afraoui
- d’expériences associatives relatées par Majid Chahid et Aïcha Aït Belarbi.
Enfin, la séance de clôture de cette rencontre a été présidée par Mustapha Aoujab, président du Conseil national…
Au terme de ces travaux, la rencontre nationale de Bouznika aura témoigné de la vitalité militante de l’USFP et de sa détermination à porter haut les revendications des femmes marocaines. Les participantes ont réaffirmé leur attachement aux valeurs de la gauche démocratique et progressiste, et leur engagement à œuvrer, au sein du parti des forces populaires et dans la société pour une citoyenneté pleine et entière de la femme dans tous les domaines.
Rachid Meftah










