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La question des migrants mineurs non accompagnés s’invite au débat parlementaire en Espagne




L’épineuse question des mineurs étrangers non accompagnés s’invite une nouvelle fois au débat parlementaire espagnol. En effet, le Parti populaire (PP) a interrogé mardi le ministre de l'Intérieur espagnol, Fernando Grande-Marlaska, pour savoir si le gouvernement avait l'intention de renvoyer des mineurs étrangers non accompagnés vers leur pays d'origine, le Maroc.
Cette question lui a été posée par une sénatrice du PP, Sofia Acedo, lors de la première séance de contrôle de l'Exécutif, avant que l’investiture n’ait eu lieu.
Pour la sénatrice du PP, le gouvernement refuse de répondre aux questions touchant à sa politique migratoire, ce que le ministre a rejeté catégoriquement. « Je l'ai fait 10 fois oralement, 320 par écrit et suite à deux interpellations, et je serais heureux de continuer à le faire", a martelé Fernando Grande-Marlaska.
Selon Europa Press, le ministre espagnol de l’Intérieur a, par ailleurs, défendu sa politique gouvernementale en matière de migration. Laquelle politique est basée sur « la sécurité, l'humanité, le contrôle et la coopération » avec le Maroc, avec les pays émetteurs de migrants irréguliers et avec l'Union européenne. Au contraire, il a reproché à l'ancien gouvernement présidé par le PP sa gestion de la question migratoire. Selon Fernando Grande-Marlaska, le gouvernement du PP n’a rien « fait »  concernant la question migratoire et, par conséquent, les arrivées irrégulières ont augmenté de «300% » entre 2013 et 2017.
Par contre, la gestion de la question migratoire par l’actuel Exécutif a entraîné une réduction de 45% des arrivées des migrants irréguliers en 2019. « Vous les avez augmentées de 300% parce que vous n'avez rien fait, rien, rien », a affirmé Fernando Grande-Marlaska en s’adressant à la sénatrice du PP.
Il convient de rappeler que les arrivées de migrants par mer en Espagne ont nettement diminué cette année, le Maroc ne laissant plus d'embarcations quitter illégalement ses côtes, après avoir conclu avec Madrid et Bruxelles des accords assortis d'aides, constatent observateurs et experts.
Depuis janvier, 15.683 migrants sont arrivés en Espagne par voie maritime, 45% de moins que sur les huit premiers mois de 2018, selon le ministère espagnol de l'Intérieur.
Après la conclusion de l'accord Turquie-UE sur l'immigration de 2016, puis la fermeture des ports italiens en 2018, la route migratoire maritime vers l'Espagne était devenue la plus fréquentée.

H. T
Jeudi 12 Septembre 2019

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