
«Mais nous espérons qu’en étant méthodiques, prudents, patients, précis et tenaces, nous pourrons avancer», a-t-il ajouté.
A Ramallah, MM. Abbas et Kerry ont «eu une rencontre longue, approfondie et positive, au cours de laquelle ils ont discuté des préparatifs du plan de Kerry pour la paix dans la région, auquel nous souhaitons tout le succès possible, et nous y travaillons», a déclaré à l’AFP le négociateur palestinien Saëb Erakat. «Ce plan est encore au stade de la préparation et de la communication à toutes les parties concernées», a toutefois précisé M. Erakat.
M. Kerry «a fourni un compte rendu détaillé des idées pour renforcer l’économie palestinienne sur lesquelles le Quartette (pour le Proche-Orient) travaille avec des membres du secteur privé», a indiqué un responsable du département d’Etat sous couvert de l‘anonymat. Joignant le geste à la parole, il a ensuite marché dans les rues de Ramallah, s’arrêtant pour déguster un chawarma (sandwich à la viande) puis des pâtisseries et un café.
Auparavant, un membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Tayssir Khaled, avait indiqué ne pas s’attendre à la moindre «percée» durant cette visite.
«Il est clair que le gouvernement Netanyahu n’est pas sur le point de changer de politique», a-t-il affirmé. «Mais le problème, c’est que les Américains n’aient pas pris une position claire sur la colonisation. Ils n’ont pas exigé d’Israël qu’il y mette fin», a-t-il déploré.
De son côté, la direction palestinienne a suspendu toute démarche pour adhérer à des organisations internationales, y compris les instances judiciaires susceptibles de poursuivre Israël, comme l’accession de la Palestine au statut d’Etat observateur à l’ONU le 29 novembre lui en donne désormais le droit, le temps pour M. Kerry de parvenir à des résultats, M. Abbas ayant consenti à patienter jusqu’au 7 juin.