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Joao Felix contre Valverde, derby madrilène au Qatar


Libé
Lundi 28 Novembre 2022

Portugal-Uruguay, à l'affiche lundi du Mondial-2022, aura un air de derby madrilène entre le Portugais Joao Félix, l'élégant mais intermittent joyau de l'Atlético, et l'Uruguayen Federico Valverde, pilier du Real Madrid grâce à son activité et ses frappes lourdes.

Le Portugal, difficile vainqueur du Ghana (3-2) au premier match, sera qualifié pour les huitièmes de finale en cas de victoire contre une équipe d'Uruguay sous pression après son nul initial contre la Corée du Sud (0-0).

Son temps de jeu en dents de scie à l'Atlético Madrid a fait planer le doute sur son rôle au Qatar. Mais Joao Félix a bien débuté avec un maillot de titulaire. Et il a répondu présent en marquant un but important, celui du 2-1 juste après l'égalisation ghanéenne, dans un match où le Portugal a mis du temps à trouver la faille.

Fernando Santos a conservé sa confiance à Félix sur le flanc gauche de l'attaque, derrière le capitaine Cristiano Ronaldo, malgré la montée en puissance du bolide de l'AC Milan, Rafael Leao, également buteur juste après Félix pour faire le break.

Cette confiance va-t-elle aider Félix à enfin confirmer son potentiel? "O Menino de Ouro" (le "garçon en or, en portugais) tarde à éclore à l'Atlético où il est arrivé en 2019 en provenance de Benfica pour 126 millions d'euros - un transfert record pour le club madrilène.

La saison dernière, il avait enfin trouvé un peu de régularité (dix buts et six passes décisives en 35 matches toutes compétitions confondues) après deux premières saisons ternes. Mais le retour en forme d'Antoine Griezmann l'a renvoyé sur le banc.

Après son bon début au Qatar, il n'a ainsi pas caché son "soulagement" après ce premier but qui lui "a donné des frissons". "Je fais mon travail, j'essaie toujours d'aider mon équipe. Je ne considère jamais que c'est facile, même si des gens peuvent penser le contraire", a aussi lâché l'attaquant (25 sélections, 4 buts) en réponse à ceux qui critiquent son rendement.

Diego Simeone, son entraîneur à l'Atlético, a aussi apprécié: "C'est un tournoi idéal pour lui. On peut voir la beauté des joueurs, la vitesse... Il a joué avec beaucoup de personnalité. On peut tomber amoureux de joueurs comme lui."

Avant de faire, lui aussi, ses grands débuts en Coupe du monde, Federico Valverde était "assez nerveux". Ce qui ne l'a pas empêché d'être désigné homme du match contre la Corée du Sud (0-0), même si le résultat est décevant pour l'Uruguay.

Sans dramatiser ce nul, le pilier de la Celeste (45 sélections, 4 buts) a admis que son équipe aurait dû jouer plus haut et avait péché par précipitation en attaque. C'est normal pour un premier match, on cherche toujours la victoire, mais parfois, on veut tellement la victoire qu'on oublie d'être patient dans les derniers mètres", a observé le milieu, aligné aux côtés de Rodrigo Bentancur (Tottenham).

Réputé pour ses grandes enjambées et ses folles chevauchées qui lui ont valu son surnom de "Pajarito" (petit oiseau, en espagnol), Valverde est de plus en plus attiré par le but adverse. "S'il ne marque pas dix buts cette saison, je déchire ma licence d'entraîneur", a assuré son entraîneur au Real Madrid, Carlo Ancelotti en septembre. "Il a un caillou dans le pied. C'est impressionnant."

Avec ses puissantes frappes lointaines, l'Uruguayen est sur le point de donner raison à son entraîneur: il en est à huit buts marqués en vingt matches, toutes compétitions confondues avec le Real.

Un murmure parcourt désormais le stade Bernabéu quand l'infatigable milieu de 24 ans s'approche de la surface.

Au point que son surnom a évolué, pour devenir "El Halcon" (le "Faucon"). "Certains, à la maison, sont fâchés parce qu'ils veulent continuer à m'appeler +Pajarito+", plaisantait-il, avant de rejoindre le Qatar. Un pays où, il ne pouvait espérer mieux pour prendre son envol international, la fauconnerie étant une tradition ancestrale.


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