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Interdiction des visites de cimetières à Béni Mellal, Marrakech et Safi




Les autorités de la wilaya de la région de Béni Mellal-Khénifra ont décidé, samedi, d'interdire toute festivité liée à la célébration d’Achoura, et ce dans le contexte de la mise en œuvre des mesures nationales visant à juguler la propagation de la pandémie du Covid-19.
Cette décision prévoit l'interdiction de toutes les festivités et rituels cérémoniels organisés à l'occasion d'Achoura au niveau régional, notamment, la visite de cimetières, les feux de camps (chouala), les rassemblements et chants folkloriques dans les quartiers, les attroupements de tout genre, d’adultes ou d’enfants, ainsi que l'utilisation de pétards et toute autre activité associée à la célébration de cette occasion.
Les autorités compétentes de la région se sont mobilisées pour réprimander les contrevenants et éviter tout débordement lié aux festivités d'Achoura ainsi que la violation des mesures préventives prises par les autorités compétentes du Royaume à la lumière de l'état d'urgence sanitaire décrété par le pays.
Ainsi, les autorités locales appellent les habitants de la région à adhérer aux mesures et au respect collectif et individuel de cette décision de prévention, à porter régulièrement les masques de protection, à respecter la distanciation physique et à éviter les attroupements et les rassemblements, et ce pour contenir la propagation de la pandémie.
Les autorités de la wilaya de Marrakech ont, elles aussi,  décidé, vendredi, l'interdiction des différentes festivités célébrant Achoura, et ce dans le cadre des mesures de prévention sanitaire visant à endiguer la propagation du Covid-19.
Cette décision interdit toutes les festivités organisées à cette occasion au niveau de la préfecture, notamment les feux de camps (chouala), les pétards, les visites aux cimetières et les rassemblements dans les quartiers.
Par ailleurs, les autorités locales et les services sécuritaires, avec le concours des acteurs de la société civile, ont intensifié les campagnes de sensibilisation et de conscientisation quant au danger de la propagation du nouveau coronavirus, mettant en garde contre les dangers que peut engendrer tout manquement au respect des mesures de prévention sanitaire.
A cet égard, les autorités compétentes se sont mobilisées pour réprimander les contrevenants, à cause justement de certains comportements liés aux festivités d'Achoura, qui représentent une violation des mesures de prévention mises en place dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.
A cette occasion, les autorités locales exhortent les citoyens à observer scrupuleusement les mesures de prévention sanitaire en respectant la distanciation physique, en portant correctement le masque de protection, et en évitant tout rassemblement ou déplacement inutile.
Pour leur part, les autorités provinciales de Safi ont annoncé, jeudi, l'interdiction des différentes festivités célébrant Achoura, et ce dans le cadre des mesures exceptionnelles visant à freiner la propagation du nouveau coronavirus.
Ainsi, le gouverneur de la province, Lahoucine Chaynane, a émis une décision interdisant toutes les festivités organisées à cette occasion au niveau de la province, notamment les feux de camps (chouala), les pétards, les visites aux cimetières et les rassemblements dans les quartiers.
Selon cette décision, les personnes contrevenantes seront passibles des sanctions prévues dans le cadre des mesures exceptionnelles visant à limiter la propagation du nouveau coronavirus.
Cette décision est entrée en vigueur à partir de jeudi, indique la même source, rappelant que l’application de ces dispositions a été confiée aux autorités locales et sécuritaires compétentes. 

Divers

Diffusion de faux contenus sur le Covid

Les éléments du service préfectoral de la police judiciaire de Fès ont interpellé, vendredi soir, un individu de 62 ans pour son implication présumée dans la diffusion, via les systèmes d'informations, de faux contenus remettant en cause les mesures des autorités publiques pour lutter contre la pandémie du Covid-19 et portant atteinte aux institutions constitutionnelles.
Le mis en cause avait publié plusieurs contenus numériques, posts et photos montées contenant des données erronées remettant en cause les mesures publiques prises pour limiter la propagation de la pandémie et des insultes et outrages à l'égard des corps constitués et des institutions constitutionnelles.  
L'individu a été placé en garde à vue à la disposition de l'enquête préliminaire menée sous la supervision du parquet compétent en vue de déterminer les circonstances dans lesquelles ces actes criminels ont été perpétrés.

Un officier de police de Salé accusé de corruption 

Le service régional de la police judiciaire de Rabat a ouvert, vendredi, une enquête préliminaire sous la supervision du parquet compétent pour déterminer les actes criminels reprochés à un officier de police, élément de la brigade antigangs relevant de la sûreté provinciale de Salé, soupçonné d'implication dans une affaire de corruption et de chantage.
La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) indique dans un communiqué que la brigade régionale de la police judiciaire de Rabat avait interpellé ledit fonctionnaire de police en flagrant délit de possession d'une somme d'argent reçue de la victime par voie de chantage, sous prétexte que celle-ci avait refusé d'accomplir une de ses fonctions.
L'officier de police a été placé en garde à vue à la disposition de l'enquête préliminaire menée sous la supervision du parquet compétent en vue de déterminer tous les actes criminels commis et d’élucider les tenants et aboutissants de cette affaire, conclut la DGSN.


Lundi 31 Août 2020

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