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Duplantis déjà prêt à tutoyer les sommets




A seulement 17 ans, Armand Duplantis s'est déjà fait un nom dans le monde du saut à la perche: le prodige américano-suédois, 4e samedi à Eugene pour son premier concours face au gotha mondial, ne fait aucun complexe.
Il y a quelques jours encore, Duplantis ne connaissait du maître actuel de sa discipline, le Français Renaud Lavillenie, que les vidéos, le palmarès ou les posters qui ornent sa chambre d'adolescent dans la maison familiale de Lafayette, en Louisiane.
Et samedi matin, il a pris son petit-déjeuner avec son idole, détenteur du record du monde (6,16 m), puis a passé une bonne partie de son premier meeting de Ligue de Diamant à ses côtés.
"C'est un bon gars, il est super sympa, on a passé de très bons moments, c'est cool de voir un nouveau visage, cela élève encore le niveau de notre discipline", a observé Lavillenie.
"Il fait une bonne performance, 71 (5,71 m, NDLR) sur un gros meeting comme cela, il n'y a rien à redire", a apprécié le champion olympique 2012 et vice-champion olympique 2016.
Comme les autres cadors de la perche, Lavillenie était impatient de découvrir le nouveau phénomène qui a bondi en tête du bilan annuel en effaçant à la stupéfaction générale 5,90 m le 1er avril dernier à Austin (Texas) lors d'un Championnat scolaire.
Il s'était non seulement offert ce jour-là la meilleure performance mondiale de l'année, mais aussi le record du monde des moins de 20 ans, le record de... Suède senior et enfin le record de la famille Duplantis, puisque son père et entraîneur Greg avait culminé à 5,80 m au tournant des années 1980 et 1990.
Il a beau être né et avoir grandi aux Etats-Unis, Duplantis a choisi de représenter la Suède, le pays de sa mère, une ancienne heptathlète et joueuse de volley-ball.
"Avant les Championnats du monde des jeunes en Colombie en 2015, je ne savais pas vraiment quel pays j'allais représenter, mais ma mère m'a dit beaucoup de bonnes choses sur la fédération suédoise et mon frère aîné Andreas qui est mon modèle avait représenté la Suède", a expliqué celui que tout le monde surnomme "Mondo".
"Je crois aussi que c'est mieux pour ma carrière", a-t-il ajouté, en référence à la concurrence âpre aux Etats-Unis, où il faut terminer dans les trois premiers des "trials", les très relevées sélections américaines, pour disputer les Mondiaux et les JO.
 Duplantis, dont la famille paternelle a des origines cajuns, est déjà assuré de participer aux prochains Championnats du monde en août à Londres.
"Je vais rater quelques jours de lycée, mais ce n'est pas très grave, l'école n'est pas ma priorité du moment", a insisté le médaillé de bronze des Mondiaux-2016 des moins de 20 ans.
Il sait en effet ce qu'il veut depuis qu'il a quatre ans et que son père a installé un sautoir dans le jardin familial.
"Je suis tombé amoureux et cela ne m'a plus quitté. Le saut à la perche se joue beaucoup au niveau mental, j'ai un gros mental, rien ne me perturbe", a-t-il assuré.
"Je sais que je peux mieux faire que ce que j'ai fait ce samedi. Je ne vais pas dire que je suis meilleur que Kendricks (l'Américain, vainqueur du concours avec 5,86 m, NDLR) ou que Renaud (Lavillenie, 2e avec 5,81 m, NDLR), mais je pense que j'ai ma chance face à eux lors des Mondiaux à Londres", a prévenu "Mondo", la tête dans les étoiles.
 

Farah veut se consacrer au marathon



La star de l'athlétisme britannique Mo Farah veut se consacrer au marathon à l'issue de la saison 2017, sa dernière sur piste, mais il ne se voit pas aller jusqu'aux JO-2020 de Tokyo, a-t-il expliqué samedi.
"J'ai le sentiment que je n'ai pas encore réussi ce que je voulais sur route, je veux donc continuer d'essayer", a expliqué Farah en marge de la réunion d'Eugene, comptant pour la Ligue de Diamant, où il s'est imposé sur 5000 m.
Il a toutefois exhorté ses supporteurs à la patience: "Je ne suis pas arrivé à ces résultats actuels sur piste du jour au lendemain, vous m'avez tous vu être à la peine, j'ai fini 6e ou 7e lors des Championnats du monde, et je ne suis pas allé en finale olympique", a-t-il rappelé.
"Je pense que pour la route, le processus va être similaire, cela va être difficile", a estimé le Britannique, premier athlète à réaliser le doublé 5000/10000 m deux fois de suite lors des JO-2012 et 2016.
Farah, 34 ans, a participé à sa première course sur route d'envergure, en 2014 à l'occasion du marathon de Londres, dont il s'était classé 8e (2 h 8 min 21 sec). Il a également terminé 3e des Championnats du monde de semi-marathon en 2016 à Cardiff, au pays de Galles.
Le quintuple champion du monde, tenant des titres planétaires sur 5000 et 10000 m qu'il remettra en jeu à Londres en août, est en tous cas sûr qu'il ne sera pas au départ du marathon des JO de Tokyo.


Libé
Lundi 29 Mai 2017

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