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Du Soudan 1957 au Gabon 2017 : Histoire d'une compétition riche en événements




L’EN de 1976 lauréate de l’unique trophée continental.
L’EN de 1976 lauréate de l’unique trophée continental.
La 31-ème édition de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) de football, qui débute ce samedi et se poursuivra jusqu'au 5 février au Gabon, sera sans doute une édition riche en spectacle de haut niveau livré par les meilleurs joueurs du continent qui ont assuré leur présence en phase finale après le long périple des éliminatoires.
Le football africain, dès sa naissance officielle vers la fin du 20ème siècle, n'a cessé de surprendre les observateurs par son développement constant après avoir franchi de grandes étapes en un court laps de temps, devenant à chaque phase finale de la Coupe du monde un adversaire de taille qui n'a rien à envier aux autres écoles de la planète.
Il a même réussi, à maintes reprises, à s'illustrer face à des géants du football mondial, grâce à des équipes qui ont marqué de leur empreinte l'histoire du Mondial, telles que les sélections marocaine, algérienne, camerounaise, nigériane, sénégalaise ou ghanéenne.
La CAN, ce rendez-vous biennal qui se tient sous l'égide de la Confédération africaine de football (CAF), retient de plus en plus l'attention du monde entier permettant ainsi à la CAF d'acquérir ses lettres de noblesse.
C'est le 7 juin 1956, que fut posée la première pierre dans l'édification de cette grande instance footballistique continentale, à l'issue de la réunion à Lisbonne de sept éminentes personnalités sportives africaines. La déclaration officielle de la naissance de la CAF a été proclamée le 8 février 1957 à Khartoum.
La constitution de cette instance a été l'oeuvre de trois pays, à savoir l'Egypte, l'Ethiopie et le Soudan. L'Afrique du Sud a été, en effet, écartée à cause de son régime d'apartheid.
Le coup d'envoi de la première édition de la CAN a été donné deux jours seulement après l'assemblée constitutive. Lorsque l'Egyptien Abdelaziz Abdellah Salem avait saisi la Fédération internationale de football (FIFA) à l'occasion de son congrès extraordinaire en 1956 à Zurich pour la création de la CAF, il avait fait l'objet de plaisanterie de la part des congressistes en raison du nombre limité de ses membres. Sa demande n'a même pas été inscrite à l'ordre du jour de la réunion de la FIFA. Il avait alors décidé de ne pas assister aux travaux du congrès et avait même menacé de se retirer de la FIFA.
"Si tous les pays ici ne sont pas traités sur un pied d'égalité, notre présence parmi vous est inutile", avait-il lancé à l'adresse des congressistes. Ce geste brave, conjugué au soutien du Soudanais Mohamed Abdelhalim qui avait lui aussi décidé de se retirer du congrès en solidarité avec le délégué égyptien, a contraint alors la FIFA à céder finalement à la requête des deux hommes.
La CAN, comme toute grande compétition, a connu de flux et de reflux, des remaniements et autres changements, sous l'impulsion des cinq présidents qui se sont succédé à la tête de la CAF: les Egyptiens Abdelaziz Salem (1957-1958) et Mohamed Abdelaziz Moustapha (1958-1968), le Soudanais Mohamed Abdelhalim (1968-1972), l'Ethiopien Ydnekatchew Tessema (1972-1987) et le Camerounais Issa Hayatou, en poste depuis son élection pour la première fois en mars 1988 à Casablanca.
Ainsi, lors des premières éditions, le tournoi est disputé selon la formule de "l'élimination directe".
La CAN-63 au Ghana sera le théâtre d'un important renouveau: six équipes réparties en deux groupes de trois disputeront le tournoi. Ce changement a été inévitable après que de nouveaux pays ont rallié la CAF, notamment le Maroc, le Ghana et la Tunisie.
 A partir de l'édition 1968 en Ethiopie, la CAN adoptera la formule qui semblait être l'idéale: deux groupes de quatre équipes. Le tournoi se joue désormais durant deux semaines dans deux villes différentes du pays organisateur.
Cette forme de compétition résistera jusqu'en 1992, où le Sénégal accueille 12 sélections au lieu de 8 sous la pression du nombre grandissant des Fédérations affiliées à la CAF.
Ce nombre s'élève à 53 après l'admission des Comores lors du 55è congrès de la FIFA, tenu à Marrakech.
Cette initiative vise à permettre à toutes les grandes équipes de pouvoir animer cette compétition et de s'assurer une large médiatisation grâce à la présence des professionnels, surtout ceux des championnats européens.
Avec les changements survenus au niveau des équipes africaines, le nombre de participants va passer à 16 sélections à partir de l'édition 1998 organisée au Burkina Faso.

 

Drogba et Eto’o,  des stars incontestées des précédentes  CAN.
Drogba et Eto’o, des stars incontestées des précédentes CAN.
Les professionnels africains, fer
de lance de leurs sélections  
 
Les professionnels africains, devenus le fer de lance de leurs équipes et la question des footballeurs africains expatriés ont constitué l'un des importants aspects de cette première évolution de la plus prestigieuse compétition continentale.
En effet, les discussions étaient intenses au siège de la CAF, au Caire, à propos de ce sujet, résolu définitivement sous le mandat du quatrième président, l'Ethiopien Ydnekatchew Tessema.
Au début de la compétition, seuls les joueurs évoluant dans leurs pays étaient autorisés à figurer sur la liste communiquée à la CAF en prévision de chaque tournoi, comme le stipulaient les règlements de la FIFA.
Les sélections qui disposaient de joueurs évoluant à l'étranger ont été ainsi privées des services de leurs professionnels.
Elles ont dû attendre la réunion du Caire (24-25 mai 1967) pour qu'une fédération nationale puisse finalement utiliser un maximum de deux joueurs jouissant de la nationalité de leur pays bien que licenciés et pratiquant dans un autre, et quel que soit leur statut en tant que joueurs.
Le grand bénéficiaire de ce nouvel amendement était le Congo Brazzaville qui a remporté le trophée continental de 1972 grâce à ses deux professionnels M`Pelé et Balekita.
Dix ans plus tard, à Tripoli (3-4 mars), l'Ethiopien Tessema va mettre fin aux discussions byzantines au siège de la CAF.
Conformément à l'article 3 du nouveau règlement de la FIFA, désormais tout joueur, citoyen d'un pays en vertu des lois de ce pays, est qualifié pour jouer en équipe nationale.
Cette décision de la CAF a été bénéfique pour le football africain, qui, grâce à l'apport des professionnels - dont le nombre peut couvrir toute l'équipe - fait l'objet d'une large diffusion dans les plus grandes chaînes de télévision.
Aujourd'hui, la plupart ou toutes les nations africaines tirent profit des services de leurs joueurs expatriés qui constituent la colonne vertébrale et le fer de lance de ces sélections. Des préparatifs de haut niveau et des préparations intenses devaient précéder la fête footballistique de Luanda, où le Maroc sera le grand absent, tout comme le Sénégal.
Chaque joueur caresse le rêve continental d'inscrire son nom en lettres d'or au palmarès de ce rendez-vous africain. Si cette ambition semble légitime, elle s'avérait pourtant impossible pour nombre de grands joueurs ayant brillé dans les grands championnats européens, d'embellir leur blason par ce sacre avant d'être mis à la retraite dont évidemment des Marocains qui se sont vu privés de l’euphorie de la victoire.
Le plus amer c’est de voir les coéquipiers de Marouan Chamakh privés cette fois de la simple participation au Mondial africain à la suite de l'élimination humiliante des Lions de l'Atlas de la CAN et du Mondial 2010.

Cinq traditionnels leaders du
continent absents de la CAN-2012

Cinq grandes sélections africaines ont été absentes de la phase finale de la 28è édition de la Coupe d’Afrique des nations. Il s'agit de l'Egypte, du Cameroun, du Nigeria, de l'Afrique du Sud et de l'Algérie. En revanche, trois nouvelles équipes ont signé leur toute première sortie africaine, à savoir le Botswana, le Niger et la Guinée Equatoriale, co-organisatrice de cette édition avec le Gabon (21 janvier-12 février).
Les cinq sélections absentes de cette CAN ont remporté à elles seules 15 titres sur 27.
Les Pharaons, vainqueurs des trois dernières couronnes, détiennent le record de titres avec 7 sacres (1957, 1959, 1986, 1998, 2006, 2008 et 2010), suivis du Cameroun avec 4 titres (1984, 1988, 2000, 2002) et du Nigeria champion d’Afrique en 1980 et 1994. L'Algérie et l'Afrique du Sud s'étaient adjugé le titre, respectivement, en 1990 et 1996.
Cette édition a été marquée également par l'absence de 3 équipes ayant déjà remporté le titre continental, en l'occurrence l'Ethiopie (1962), la RD Congo (1968 et 1974) et le Congo (1972).
Par contre, cette phase finale a connu la participation de 5 sélections déjà vainqueurs de ce trophée, à savoir le Ghana (1963, 1965, 1978, 1982), le Maroc (1976), la Tunisie (2004), la Côte d’Ivoire, (1992) et le Soudan (1970), tandis que sept autres sont à la recherche d'un premier sacre continental à savoir la Libye, la Zambie, le Burkina Faso, l'Angola, le Gabon, le Mali et la Guinée.

7 titres, un record détenu par la sélection égyptienne.
7 titres, un record détenu par la sélection égyptienne.
Le Cameroun et l’Egypte grands
absents, l’Ethiopie de retour
après 30 ans d'éclipse

Les éliminatoires de la CAN-2013 ont démontré que désormais il n'y a pas d'obstacle pour les sélections dites "petites", qui ont réussi à bousculer la hiérarchie, à l'image de l’Ethiopie, qui a retrouvé une phase finale de la CAN, 30 ans après sa dernière participation, au moment même où des équipes comme le Cameroun et l’Egypte qui ont dominé le football africain durant des décennies n’étaient même pas parvenues à franchir le cap des éliminatoires de cette édition.
En effet, l’Egypte et le Cameroun, deux sélections qui détiennent le record de participations et surtout de trophées remportés en phase finale de la CAN, étaient absents pour la seconde fois de suite du rendez-vous, suite à leurs éliminations respectives aux deuxième et troisième tours des éliminatoires de la CAN-2013.
L’Ethiopie est revenue de nouveau aux phases finales de la CAN après une élimination au 1er tour de l'édition de 1982 en Libye, remportée par le Ghana. La première participation de l’Ethiopie à la CAN date de 1957 au Soudan lors de laquelle elle a pris la 2e place et a remporté le sacre en 1962 en tan que pays hôte.

CAN 2015: le Maroc privé
de la phase finale après la demande
de report de la 30e édition
en raison du virus Ebola
 
Après la demande de report de la phase finale formulée par le gouvernement marocain, en raison du virus Ebola, la CAF a décidé de confier l'organisation de la 30e édition à la Guinée Equatoriale et au Congo. Petit Etat d’Afrique centrale coupé en deux entre une partie territoriale et une partie insulaire, la Guinée Equatoriale compte aussi peu d’habitants (moins de 700.000) que de références footballistiques. Le Nzalang Nacional n’a jamais disputé la moindre phase finale de Coupe du monde et participe seulement à la deuxième CAN de son histoire. La première, c’était en 2012. Les Equato-Guinéens co-organisaient la compétition avec le Gabon et avaient même atteint les quarts de finale après avoir sorti le Sénégal.
L'autre pays hôte du tournoi, le Congo-Brazzaville n’est pas un habitué des dernières CAN. Et pour cause, sa dernière participation remonte à 2000 (élimination au premier tour). Cette fois encore, les Rouges ne doivent leur présence qu’à la disqualification sur tapis vert du Rwanda, qui les avait éliminés sur le terrain lors du troisième tour préliminaire des éliminatoires.

Le Maroc dans le groupe B des éliminatoires de la CAN 2019


La sélection marocaine de football a hérité du "B" lors du tirage au sort de la phase des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations (Cameroun 2019), qui a eu lieu, jeudi, à Libreville (Gabon). Aux côtés du Maroc, se trouvent également le Cameroun, pays hôte, le Malawi et le vainqueur du match qui opposera les Comores à l'île Maurice.
Voici les 12 groupes:
Groupe A : Sénégal, Guinée Equatoriale, Soudan, Sao Tomé ou Madagascar.
Groupe B : Cameroun, Maroc, Malawi, Comores ou Maurice.
Groupe C : Mali, Gabon, Burundi, Djibouti ou Sud Soudan.
Groupe D : Algérie, Togo, Bénin, Gambie.
Groupe E : Nigeria, Afrique du Sud, Libye, Seychelles.
Groupe F : Ghana, Ethiopie, Sierra Leone, Kenya.
Groupe G : RDC, Congo, Zimbabwe, Liberia.
Groupe H : Côte d'Ivoire, Guinée, Centrafrique, Rwanda.
Groupe I : Burkina Faso, Angola, Botswana, Mauritanie.
Groupe J : Tunisie, Egypte, Niger, Swaziland.
Groupe K : Zambie, Mozambique, Guinée-Bissau, Namibie.
Groupe L : Cap-Vert, Ouganda, Tanzanie, Lesotho

Samedi 14 Janvier 2017

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