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De Schumacher à Suarez, les onze “salopards”




Pour briller à la Coupe du monde, il faut du talent, bien sûr, mais un peu de vice voire de méchanceté, aussi, à l'image d'Harald Schumacher ou de Luis Suarez. Voici le onze des "bad boys" à travers les âges.
Elles sont sur la pelouse, les dents du défenseur français, percuté de plein fouet hors de sa surface par le gardien allemand Harald "Tony" Schumacher lors d'une demi-finale du Mondial-1982 qui fit pleurer la France (3-3, 5 t.a.b. à 4). Schumacher, pas même sanctionné d'un coup franc, restera sur le terrain pour arrêter les tirs français, mais perdra deux finales de rang (1982 et 1986).
Khalid Boulahrouz côté orange et Deco côté grenat symbolisent l'horrible "bataille de Nuremberg", 8e de finale du Mondial-2006 interdit aux moins de 18 ans pour ses images de violence. Ce jour-là, l'arbitre russe Valentin Ivanov distribue un record de 16 jaunes et 4 rouges! Boulahrouz est averti pour un gros tacle sur la cuisse de Cristiano Ronaldo (7e minute), puis un coup de coude au visage de Luis Figo (63e). Deco, lui, voit jaune pour un tacle en retard de trois mètres sur John Heitinga (73e) puis pour s'être emparé du ballon à la main devant Philipp Cocu (79e) avant de se rouler par terre.
Nigel De Jong (Pays-Bas) n'est pas champion du monde, il s'est fait connaître au monde entier pour un tacle pied en avant dans le buffet de Xabi Alonso lors de la finale 2010, perdue par les "Oranje" devant l'Espagne (1-0 a.p.). L'arbitre anglais Howard Webb l'a seulement averti (28e), mais ce geste violent a donné le ton du match, où les Pays-Bas recevront neuf jaunes et un rouge (Heitinga) et l'Espagne cinq.
La défense centrale italienne Marco Materazzi-Fabio Cannavaro a survolé le Mondial-2006, jusqu'à la victoire finale contre la France. Materazzi a fait "péter les plombs" au meilleur joueur français, Zinédine Zidane, exclu pour lui avoir donné un violent coup de tête au poitrail (110e). Cannavaro, intraitable tout au long du tournoi, a lourdement taclé Thierry Henry dès la première minute de la finale, sans être averti.
Le vice du Croate Slaven Bilic est cinématographique. Effleuré au visage par le Français Laurent Blanc lors de la demi-finale 1998, il s'écroule à terre en se tenant le visage et obtient un carton rouge pour le défenseur français, qui manquera la finale triomphale. Mais à dix, les Bleus résistent et battent la Croatie (2-1).
L'Irlandais Roy Keane a régulièrement défrayé la chronique des faits divers de Premier League, notamment en brisant volontairement les ligaments et la carrière de Alf-Inge Håland. Il a marqué l'histoire de la Coupe du monde non pas en 1994, vécue sans histoire avec l'Eire, mais pour s'être auto-exclu de celle de 2002 en insultant Mick McCarthy. Keane a raconté plus tard lui avoir dit: "Tu n'étais qu'un joueur de merde, tu es encore pire comme sélectionneur (...) branleur, manager de merde (...) Va te faire foutre, et ta Coupe du monde avec!"
Le Français Zinédine Zidane est célébré pour ses gestes de classe à la Nijinski, mais il est aussi le seul joueur exclu deux fois en Coupe du monde, avec le Camerounais Rigobert Song (1994-1998). En 1998, il marche sur le Saoudien Fuad Amin (70e) et prend deux matches de suspension. En 2006, il quitte la finale sur un coup de boule en plein buffet de Materazzi (110e), le dernier geste de sa carrière de joueur.
Diego Maradona est un génie, mais du bien et du mal à la fois... En 1986, il ouvre le score contre l'Argentine du plus célèbre but de la main de l'histoire du football, qu'il baptisa lui-même "la main de Dieu" dans une fulgurance. Mais il avait déjà fait preuve de vice en étant exclu contre le Brésil quatre ans plus tôt pour un violent coup de pied dans les parties de Batista.
Luis Suarez a défrayé deux fois la chronique des scandales, lors de deux Coupes du monde consécutives. En 2010, sa main volontaire lui valut un rouge mérité, mais a qualifié l'Uruguay, puisque le Ghana a manqué le penalty de la gagne qui s'en est suivi et a finalement perdu aux tirs au but (1-1, 4-2 t.a.b.). En 2014, il mord l'épaule de Giorgio Chiellini mais son "crime" reste impuni lors du match décisif contre l'Italie, gagné 1-0. En revanche il écope après coup d'une très lourde suspension, neuf matches et quatre mois!

Samedi 9 Juin 2018

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