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Au moins six morts dans un attentat-suicide à Kaboul

La plupart des victimes sont des membres des forces de sécurité




 Au moins six personnes ont été tuées lorsqu'un kamikaze s'est fait exploser lundi à Kaboul à proximité d'une foule manifestant contre des attaques talibanes à l'encontre de la minorité ethnique Hazara.
Six personnes ont été tuées et 20 autres blessées, a indiqué un porte-parole du ministère de l'Intérieur, Najib Danish.
L'attentat s'est produit à quelques centaines de mètres de la "zone verte", un périmètre archi-protégé dans la capitale, près d'une école française, de la présidence afghane et d'un des principaux hôtels de luxe de la ville.
"Le kamikaze à pied visait les manifestants. Mais il a été stoppé à un check-point à 200 mètres" de leur rassemblement, a déclaré l'adjoint au porte-parole du ministère de l'Intérieur, Nasrat Rahimi.
La plupart des victimes sont des membres des forces de sécurité, a-t-il ajouté.
Un policier présent sur le lieu de l'explosion a indiqué à l'AFP compter dix à quinze victimes au sol. La plupart d'entre elles faisait partie des services de renseignement et de la police, a-t-il poursuivi.
"C'était une énorme explosion près du lycée Istiqlal, où les manifestants étaient rassemblés", a déclaré à l'AFP Qais Nawabi, un témoin.
Aucun groupe n'a pour l'instant revendiqué l'attentat.
Des centaines de personnes s'étaient rassemblées lundi matin dans cette partie de Kaboul pour réclamer l'envoi de renforts dans un district de la province de Ghazni (Sud-Est), peuplé par la minorité chiite hazara, où les talibans ont intensifié leurs attaques depuis mercredi dernier.
La plupart des Hazaras sont de confession chiite, contrairement aux talibans qui sont sunnites et pour la plupart d'ethnie pachtoune, et qui ont été accusés de violations des droits de l'Homme à leur encontre lors leur passage au pouvoir entre 1996 et 2001.
"Nous n'avons aucune nouvelle des nôtres", a regretté Asif Ashna, l'un des protestataires, sur Facebook.
Les talibans ont intensifié dimanche leurs attaques dans une zone au sud-est de l'Afghanistan peuplée par la minorité hazara, alors que l'envoyé spécial américain Zalmay Khalilzad revient à Kaboul pour tenter de persuader les insurgés de mettre un terme à 17 ans de guerre.
Des combats très tôt dimanche dans le district de Jaghori de la province de Ghazni ont fait 25 morts, dont 15 membres des forces spéciales afghanes et 10 civils, a déclaré à l'AFP Ahmad Khan Sirat, le porte-parole de la police provinciale.
Six autres militaires et huit civils ont été blessés, a-t-il ajouté.
L'information n'a pu être confirmée par une autre source dans cette province où les communications sont mauvaises. Un porte-parole du ministère afghan de la Défense à Kaboul, sollicité par l'AFP, n'a pas décroché son téléphone.
Le porte-parole des talibans Zabiullah Mujahid a fait savoir via la messagerie WhatsApp que 22 commandos afghans avaient été tués et "de nombreux" autres blessés.
Les combats font rage à Jagori depuis mercredi, faisant craindre des violences ethniques.
La plupart des Hazaras sont de confession chiite, contrairement aux talibans qui sont sunnites et pour la plupart d'ethnie pachtoune, et qui ont été accusés de violations des droits de l'Homme à leur encontre lors leur passage au pouvoir entre 1996 et 2001.
Kaboul a envoyé des forces spéciales dans ce district pour épauler les milices hazara pro-gouvernementales. Les talibans ont nié cibler "une race, une ethnie ou une confession en particulier".
Ces combats interviennent alors que l'envoyé spécial américain pour la paix en Afghanistan, Zalmay Khalilzad, est de retour dans le pays, où il a rencontré samedi le président Ashraf Ghani. M. Khalilzad se rendra également au Pakistan, aux Emirats arabes unis et au Qatar, où les talibans ont un bureau politique.
Des représentants des insurgés ont rencontré ce diplomate américain en octobre à Doha.
Vendredi, une rencontre internationale sur l'Afghanistan s'est tenue à Moscou, à laquelle des émissaires talibans ont participé.
Si le gouvernement afghan a boycotté cette réunion, le Haut conseil pour la paix, en charge des efforts de réconciliation avec les rebelles, a envoyé une délégation en Russie.

Mardi 13 Novembre 2018

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