Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Au jour le jour : ​Pouvoir “d’Aïcha’’







Et hop ! Les prix du carburant, de plus belle, sont repartis à la hausse ici-bled. C’est très certainement à cause de la remontée des cours du pétrole, accord de l'Opep du 28 septembre oblige, que l’on a subi la satanée augmentation de quelque quarante centimes par litre. Bref, on l’a compris, la facture n’en devient que plus salée. 
Que les adeptes, du moitié plein, n’en désespèrent cependant pas trop, une éventuelle baisse n’est guère plus à envisager par les temps qui courent car, en d’autres marchés, le baril de brut, qui ne valait que 27 dollars au début de l'année, est aujourd'hui vendu aux alentours de 53 dollars soit pratiquement le double. Déjà que nos pauvres pétroliers par temps de baisse n’ont eu de cesse d’augmenter les prix à la pompe, plus le besoin donc, de se faire d’illusions sur la question. Ils en ont trop fait pour ce qui est de l’effort national.
Mais là n’est pas le sujet. En réalité, ce sont les répercussions que cela implique sur le quotidien du Marocain avec ou sans véhicule et sur le pouvoir ‘’d’Aïcha’’ comme dirait un certain Smaïn, qui inquiètent. 
Dès lors que le côté risible de la chose s’éloigne du fait, force est de constater que si l'enjeu est faible pour les finances publiques, il est a contrario vital pour les autres agents économiques (entreprises ou ménages), d’où une crainte justifiée quant à la croissance du marché intérieur.
Déjà bien peu pesant, le panier de notre dite ménagère devrait s’en voir s’alléger de quelques légumes et de beaucoup de fruits, de quantité de grammes de viande, poisson ou autre volaille. Envolée des prix aidant, elle devra donc consacrer à son alimentation et celle des siens bien plus de ses restreints revenus. C’est que la tomate à moins de la cultiver sur son balcon bio, ne vole pas, elle voyage en se transportant et ça a son coût ! 
Quant à sa Dacia qui depuis lurette est limitée dans les va-et-vient citadins et autres, elle devrait, espace et temps, prendre quelques nouvelles habitudes de stationnement. A chaque chose, malheur est bon dit-on et les mauvaises langues s’en presseront de nous sortir que cette immobilité due à l'augmentation du budget transport des ménages n’en sera que du tant-mieux pour l’environnement et du tout bon pour la COP22. 
La volatilité des prix du carburant n’a que cela de réel, elle alimente l'inflation, les dépenses contraignantes des ménages dans nos vies quotidiennes. 
Dans tous les cas, ce sont les consommateurs qui trinqueront et là, c’est dans tous les sens.

Par Mohamed Jaouad Kanabi
Mardi 18 Octobre 2016

Lu 403 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito











Mots Croisés