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​Réunion du Bureau politique de l’USFP

Le retrait des partis de l’opposition, un premier pas pour appeler à un dialogue sérieux




​Réunion du Bureau politique de l’USFP
Le dernier communiqué du Bureau politique de l’USFP n’a pas évidemment dérogé à la règle. Il reflète, en effet, l’actualité et la position du parti quant à la conjoncture actuelle, ainsi que sa prise de position à propos des préoccupations des citoyennes et citoyens. Quatre points ont été retenus. 
Le Bureau politique a tenu à féliciter les femmes membres de la Coalition pour l’égalité et la démocratie, des différentes organisations politiques, syndicales, des droits humains et des jeunes ainsi que tous les participants, femmes et hommes, qui ont répondu présent  à la Marche nationale du 8 Mars pour exprimer leur rejet de toutes les tentatives rétrogrades visant à faire reculer le Maroc des années en arrière. De même qu’il a tenu à saluer  l’adhésion totale des Ittihadies et Ittihadis à cette action militante qui témoigne, encore une fois, qu’une grande partie de la société marocaine, toutes composantes et appartenances sociales et géographiques confondues, aspire à la liberté, la dignité et l’égalité.
Concernant les prochaines élections, le Bureau politique a réitéré sa condamnation de la mainmise du gouvernement sur les préparatifs de ces échéances qui mettra en jeu l’avenir  du pays, et ce en l’absence totale de la méthodologie participative stipulée par la Constitution de 2011.
Dans ce cadre, il confirme que le retrait  des partis de l’opposition de la réunion de la Commission de l’Intérieur, des collectivités territoriales, de l’habitat et la politique de la ville à la Chambre des représentants n’est qu’un premier pas pour appeler  à un dialogue sérieux  à même de permettre à l’opposition de retrouver sa position constitutionnelle.  
L’approche unilatérale adoptée par le gouvernement pour la préparation de cet important chantier dans l’édification de l’Etat des institutions  est apparue clairement au niveau de son attitude à l’égard des propositions de l’opposition qui  n’ont eu pour objectif que de réunir les conditions et les mécanismes  juridiques nécessaires afin de garantir la transparence  de l’opération électorale.  En effet, le gouvernement a  tenu, en premier,  à rejeter le projet de loi  relatif à la création d’une commission indépendante pour superviser les élections à l’instar de nombreux  pays démocratiques  et a insisté sur la création d’un comité central présidé par les ministres de l’Intérieur, de la Justice violant toutes les dispositions juridiques et constitutionnelles.  L’Exécutif a procédé aussi à scinder la loi organique des collectivités territoriales, telle que prévue par la Constitution,  en trois projets de loi organique qu’il a soumis à la Chambre des représentants après des concertations factices avec les partis politiques.
Le Bureau politique souligne aussi qu’après accord  entre  la majorité et l’opposition portant sur le déroulement du scrutin, un jour autre que le vendredi, l’opinion publique a été surprise  par la  position du gouvernement qui a persisté à rejeter cette demande. Et de préciser  que toutes ces raisons font douter de la volonté de l’Exécutif  à  tenir des élections libres et transparentes. 
En cas de persistance de telles pratiques, l’USFP en concertation avec ses alliés, envisage tous les scénarios possibles. Il considère aussi que  la problématique de l’indépendance de la Justice  s’inscrit dans ce contexte,  du fait que le gouvernement, à travers le ministère de la Justice et des Libertés, s’applique  à contrôler le pouvoir judiciaire  et à l’exploiter à des fins politiques.
Pour cela, le Bureau politique a tenu à exprimer sa satisfaction de la teneur du communiqué  des partis de l’opposition  appelant à l’indépendance du pouvoir judiciaire vis-à-vis du ministre de la Justice, conformément aux traditions démocratiques  et aux revendications des organisations des droits de l’Homme, des associations et des Ordres des avocats ainsi que des associations des magistrats. 
Le Bureau politique s’étonne  de l’attitude de « victimisation »  adoptée par le chef du gouvernement au cours de ses dernières déclarations et considère que des éclaircissements sont nécessaires à ce sujet pour révéler la vérité sur ces  graves allégations.
Enfin, le Bureau politique a confirmé sa volonté de poursuivre l’organisation des congrès et conseils provinciaux en vue de parachever la restructuration du parti  et a décidé  d’appeler  la commission nationale des élections à tenir une réunion dans les semaines à venir. 

L.B
Jeudi 12 Mars 2015

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