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​Participation record à la grève générale

Les Marocains ont dit non à la politique antisociale menée par le gouvernement Benkirane




​Participation record à la grève générale
Une réussite à tous les plans. La grève générale observée hier sur l’ensemble du territoire national malgré la campagne d’intimidation menée par le gouvernement sous la houlette de ses ministres pjdistes a fait un tabac. Non seulement, elle a été unanimement soutenue par la quasi-totalité des centrales syndicales, mais elle l’a également été par nombre de partis politiques et d’ONG. 
Lancée à l’appel de  la FDT, de l’UMT, de l’UGTM et de la CDT, elle a été appuyée par l’ODT, le SPS, quelques syndicats sectoriels de l’UNTM,  le SNPM, par des ONG comme Attac-Maroc ainsi que par des partis de l’opposition dont l’USFP, le PI, le PAM, le PADS, le PSU et Annahj Addimocrati . 
Cette grande mobilisation conforte le succès de cette grève qui a été largement suivie. Ainsi, le taux de participation a atteint 83,7% tous secteurs confondus, indiquent des sources syndicales.
Ce taux a atteint 100% dans des secteurs comme l’éducation et les banques et plusieurs villes ont été entièrement paralysées à l’instar de Casablanca, Mohammédia, Berrechid et Benslimane où le taux de participation a atteint 90% tous secteurs confondus. 
Dans ces quatre villes, tous les secteurs publics et semi-publics ont été paralysés et la production des biens et services mise à l’arrêt. Le port de la capitale économique par où transit une part importante des échanges extérieurs du Maroc l’a également été.
Concernant Rabat, Salé et Témara, le travail a été suspendu dans les administrations, les unités de production et les établissements à caractère social et de service.   
A Fès, les travailleurs du secteur privé ont quasiment tous débrayé et dans le secteur public le taux de participation a dépassé 60% comme ce fut le cas pour l’Office national de l’eau et de l’électricité (70 %). 
A Essaouira, ce taux a atteint les 100% dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de l’agriculture.
Des taux élevés de participation ont été également enregistrés à Marrakech et sa région puisqu’ils ont atteint 90% dans le secteur de l’éducation, de la santé, de l’agriculture, 95% dans celui de l’habitat et des agences urbaines, et 100% dans l’enseignement supérieur, les eaux et forêts, et au sein de l’aéroport de la ville ocre. Idem pour le secteur touristique, les établissements publics et semi-publics, le transport et les unités industrielles.
Concernant Agadir et ses environs, la grève a paralysé les secteurs du tourisme, de la pêche maritime, des conserveries, de l’agriculture et de l’agro-industrie.
Dans l’Oriental, le débrayage a mis à l’arrêt l’économie régionale, l’administration et le secteur des services aussi bien à Oujda, Nador, Figuig qu’à Guercif, Jérada, Bouarfa et Berkane.
Les provinces du Nord n’ont pas été en reste puisque la grève y a été également observée dans la quasi-totalité des services administratifs et de l’appareil productif.
Idem pour nos provinces sahariennes où l’appel à la grève a été très largement suivi par l’écrasante majorité des fonctionnaires et des salariés.
La réussite de cette grève, rappelle-t-on a été également due à sa parfaite organisation. Ainsi, la FDT, l’UMT et la CDT, ont adressé un guide de la grève à tous les secrétaires généraux de leurs syndicats sectoriels portant sur les consignes à observer afin que la grève se déroule de manière civilisée, citoyenne et pacifique.
Les centrales syndicales ont ainsi tenu à conseiller à leurs adhérents d’être vigilants, de ne pas tomber dans le piège de la provocation, et d’œuvrer à garantir un service minimum dans les secteurs vitaux. 
Preuve de leur sens profond de responsabilité et de leur patriotisme, lesdites centrales syndicales ont exhorté les grévistes à effectuer des heures supplémentaires aussi bien dans le secteur public que dans le privé pour rattraper tout retard dans la production des biens et services induit par cette grève afin que le gouvernement puisse entendre raison, revenu à la table des négociations et prêter une oreille attentive aux revendications légitimes de ses partenaires sociaux.  

Mourad Tabet
Jeudi 30 Octobre 2014

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