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​L’immigration s’est invitée dans les discussions entre Berlin, Paris et l’UE

L’équilibre loin d’être atteint nécessité d’un accord au niveau européen




​L’immigration s’est invitée dans les discussions entre Berlin, Paris et l’UE
La question de l'immigration a semblé un temps s'inviter dans les discussions entre Merkel, Hollande et Juncker, avant que les dirigeants du FMI et de la BCE ne les rejoignent.
Sur l'immigration, l'équilibre "n'est pas encore atteint" dans la proposition faite la semaine dernière par la Commission européenne pour accueillir les demandeurs d'asile dans l'UE, ont estimé dans la journée la France et l'Allemagne dans un communiqué commun. 
La Commission européenne a demandé mercredi aux pays membres de l'UE de prendre en charge 40.000 demandeurs d'asile originaires de Syrie et d'Erythrée arrivés en Italie et en Grèce, ainsi que 20.000 réfugiés syriens. La répartition doit être calculée en fonction de la population et du PIB des Etats, de leur taux de chômage et du nombre de demandeurs d'asile déjà accueillis.
"Des discussions approfondies seront nécessaires au niveau européen" pour parvenir à cet équilibre entre "responsabilité" et "solidarité", ont estimé les ministres de l'Intérieur des deux pays, Bernard Cazeneuve et Thomas de Maizière. Selon eux, il faudrait "mieux prendre en compte les efforts déjà effectués".
"Actuellement, cinq Etats membres se partagent 75% des demandeurs d'asile: la France et l'Allemagne, la Suède, l'Italie et la Hongrie", ont-ils insisté, en affirmant qu'une telle situation "n'est plus soutenable".
Autre sujet probablement abordé lundi soir, mais dont rien n'a filtré: les projets de réforme pour l'UE du Premier ministre britannique. David Cameron, qui va organiser d'ici à 2017 un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l'UE, souhaite obtenir des concessions de ses partenaires pour une Union européenne moins bureaucratique, plus ferme sur l'immigration, avec une modification des traités.
Merkel, déterminée à garder le Royaume-Uni dans l'UE, a jugé possible vendredi une telle modification des traités, alors que cette option fait figure de chiffon rouge dans plusieurs capitales européennes, dont Paris.

Mercredi 3 Juin 2015

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