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​Andrzej Duda, un jeune conservateur qui a conquis le fauteuil présidentiel polonais




​Andrzej Duda, un jeune conservateur qui a conquis le fauteuil présidentiel polonais
A 43 ans, Andrzej Duda est devenu président de la Pologne après avoir battu, dimanche, le président sortant Bronislaw Komorowski (62 ans) au deuxième tour de l'élection présidentielle polonaise.
Candidat du parti un conservateur PiS (Droit et Justice, opposition), Duda, un juriste de Cracovie (Sud de la Pologne) était inconnu sur la scène politique polonaise avant la campagne électorale. Il devient le deuxième jeune président de la Pologne post communiste après Aleksander Kwasniewski, élu le 23 décembre 1995 à l'âge de 41 ans. 
Duda s'était signalé au premier tour de la présidentielle le 10 mai dernier en obtenant 34,76 % des voix (première position) face au président sortant Bronislaw Komorowski, pourtant donné favori par les sondages, qui a recueilli 33, 77 % des suffrages. Duda se dit l'héritier spirituel de Jaroslaw Kaczynski, frère jumeau du président polonais Lech Kaczynski, mort dans un accident d'avion à Smolensk en Russie en avril 2010.
Lorsque Jaroslaw Kaczynski était premier ministre entre 2006 et 2007, les deux frères avaient conduit une politique conservatrice, hostile tant à l'égard de l'Allemagne et de la Russie que de l'Union européenne. Leur gouvernement de coalition marqué à droite est tombé déchiré par des conflits internes. 
Duda devra quitter le PiS après son élection à la magistrature suprême de la Pologne, car selon lui, aujourd'hui, il est un président de la République et ne doit appartenir à aucun parti politique mais plutôt à tous les polonais. Il a axé sa campagne électorale sur le volet économique et social en promettant une baisse des impôts, un relèvement des taxes sur les grandes surfaces commerciales pour financer les acquis sociaux et surtout un abaissement de l'âge de la retraite à 65 ans que le pouvoir actuel a fixé à 67 ans.
Le nouveau président élu condamne sévèrement, en outre, la convention européenne sur la violence domestique et la fécondation in-vitro, dénoncée par la puissante église de Pologne, dont il est un membre fervent.
Tout comme les frères jumeaux Kaczynski, il est opposé à l'adoption par la Pologne de la monnaie unique européenne, l'Euro. "Tant que le niveau de vie des Polonais n'aura pas atteint celui des Allemands ou des Néerlandais, je n'adopterai pas l'euro", aimait-il à répéter.
S'agissant de la politique extérieure, M. Duda se prononce pour le renforcement des liens avec l'OTAN. "La meilleure solution pour la Pologne serait le stationnement sur son territoire de troupes américaines, seul moyen de garantir sa sécurité", estime-t-il.
Lors de la campagne électorale, il a séduit par un discours de proximité et un franc-parler qui a marqué les esprits. Aujourd'hui président de la République, il doit cohabiter avec les libéraux au pouvoir jusqu'aux prochaines élections législatives prévues l'automne prochain.

Mardi 26 Mai 2015

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