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"À l'AMMC, notre approche consiste à accompagner l'innovation tout en veillant à encadrer les risques qu'elle peut générer. Nous avons ainsi mis en place un dispositif d'accompagnement réglementaire dédié aux porteurs de projets fintech", a dit M. Senhaji dans une interview accordée à la MAP.
Le cadre du crowdfunding, a-t-il poursuivi, est désormais opérationnel et les demandes d'agrément de plateformes sont en cours d'instruction par nos équipes, précisant qu'il s'agit, pour l'AMMC, de lancer cette activité sur de bonnes bases pour lui assurer un développement sécurisé.
S'agissant des crypto-actifs et de la blockchain, ils suscitent un intérêt croissant au niveau mondial mais aussi national, et offrent un potentiel en matière de traçabilité, de rapidité et d'innovation des modes de financement, a relevé M. Senhaji, notant que ces crypto-actifs comportent aussi des risques en termes de volatilité, de complexité et de fraude, rapporte la même source.
À cet effet, il a rappelé que l'AMMC, en étroite collaboration avec Bank Al-Maghrib et le ministère de l’Economie et des Finances, œuvre à la mise en place d'un cadre législatif et réglementaire des crypto-actifs, selon une démarche progressive qui tient compte des avancées en la matière au niveau international.
Et d'ajouter : "Un réel effort a été mené ces dernières années en Europe pour unifier les pratiques au niveau du continent à travers le règlement MiCA (Markets in Crypto-Assets). Notre démarche, progressive et coordonnée, vise à offrir un cadre transparent et sécurisé aux futurs détenteurs de crypto-actifs".
Par ailleurs, M. Senhaji a affirmé que l'éducation financière est au cœur de la stratégie de l'AMMC et constitue l’un des piliers de la régulation des marchés en complément de la réglementation et du contrôle.
"Protéger l’épargnant, c’est aussi le doter des connaissances pour interagir avec le marché en toute compréhension. Cette mission est d’autant plus cruciale qu’un nombre croissant d’épargnants s’intéresse au marché des capitaux, dont beaucoup investissent pour la première fois en instruments financiers", a-t-il expliqué, précisant que la part des particuliers dans les transactions boursières, avoisine désormais 30%, preuve de cet intérêt grandissant.
Ainsi, pour mieux cibler ses actions d’éducation financière, l'AMMC prévoit de mettre en place un observatoire de l'épargne et de l'investissement, a fait savoir M. Senhaji.
À travers ce baromètre, a-t-il soutenu, l’Autorité vise à approfondir sa connaissance des investisseurs déjà actifs sur le marché des capitaux et à constituer une base de données sur les investisseurs potentiels, leurs préférences, leurs perceptions et leur niveau d’éducation financière.
Ledit baromètre permettra de suivre les comportements des épargnants et leurs évolutions sur la durée et contribuera à affiner les actions d’éducation financière et de sensibilisation portées par l’Autorité pour une meilleure protection des investisseurs.
"Bien entendu, tous les acteurs du marché sont associés à cette démarche et l’AMMC veillera à la coordination des actions en la matière. Chacun, selon la nature de son activité et sa proximité avec les épargnants, aura à apporter un réel effort à l’éducation financière des investisseurs potentiels", a-t-il assuré.








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