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Un réseau international de trente scientifiques a permis d’inventorier 496 espèces et 147 sous-espèces d’arbres dans la région méditerranéenne, des données désormais "en libre accès".
Face au manque de connaissances sur les arbres de la région méditerranéenne, trente chercheurs basés en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Europe méridionale, coordonnés par l'Institut français de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (INRAE) et l’Institut européen des forêts (EFI), ont rassemblé et analysé un large jeu de données de présence/absence couvrant la totalité des zones géographiques sous climat méditerranéen en Afrique, Asie et Europe, indique un communiqué de l'INRAE.
Ils y recensent 496 espèces et 147 sous-espèces réparties dans 111 genres, dont 48 espèces et 8 sous-espèces qui étaient considérées comme des arbustes auparavant alors qu’elles forment des arbres à l’état naturel en région méditerranéenne, précise la même source.
Ces données en libre accès, qui renseignent notamment sur le risque d’extinction et la diversité génétique des espèces, sont essentielles pour la conservation et la restauration des forêts, selon l'INRAE.
L’inventaire, impliquant également Aix Marseille université, l’université de Montpellier, l’Office français des forêts (ONF) et le Muséum national d'histoire naturelle (MNHN), "couvre 39 territoires botaniques, des espaces géographiques méditerranéens distincts au sein d’un même pays".
Les scientifiques ont mis en évidence que le nombre d’espèces d’arbres endémiques, c’est-à-dire spécifiques à un territoire botanique donné, n’était pas uniforme d’un territoire à l’autre, avec par exemple 150 espèces endémiques en Espagne, 139 en France continentale, 277 en Turquie et 102 en Sicile, souligne le communiqué.
Toutefois, près de la moitié des espèces ne sont toujours pas évaluées sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), précise-t-on.
"Si aucune tendance géographique n'a pu être décelée, la richesse en espèces s’avère positivement corrélée à la superficie des territoires botaniques et à leur hétérogénéité géomorphologique", indique l'INRAE, notant que la diversité génétique n’est documentée que pour un tiers des espèces inventoriées, qui sont principalement des espèces ayant une importance économique.
Sur les 169 espèces pour lesquelles une étude de leur diversité génétique est disponible, 43% sont connues pour au moins un usage concernant l’alimentation ou la ressource en bois, d'après la même source.
Les données peuvent être utilisées par les scientifiques, les gestionnaires forestiers et en appui aux politiques nationales et régionales de conservation des ressources génétiques forestières, de restauration écologique et de gestion durable des forêts, conclut le communiqué.
Face au manque de connaissances sur les arbres de la région méditerranéenne, trente chercheurs basés en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Europe méridionale, coordonnés par l'Institut français de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (INRAE) et l’Institut européen des forêts (EFI), ont rassemblé et analysé un large jeu de données de présence/absence couvrant la totalité des zones géographiques sous climat méditerranéen en Afrique, Asie et Europe, indique un communiqué de l'INRAE.
Ils y recensent 496 espèces et 147 sous-espèces réparties dans 111 genres, dont 48 espèces et 8 sous-espèces qui étaient considérées comme des arbustes auparavant alors qu’elles forment des arbres à l’état naturel en région méditerranéenne, précise la même source.
Ces données en libre accès, qui renseignent notamment sur le risque d’extinction et la diversité génétique des espèces, sont essentielles pour la conservation et la restauration des forêts, selon l'INRAE.
L’inventaire, impliquant également Aix Marseille université, l’université de Montpellier, l’Office français des forêts (ONF) et le Muséum national d'histoire naturelle (MNHN), "couvre 39 territoires botaniques, des espaces géographiques méditerranéens distincts au sein d’un même pays".
Les scientifiques ont mis en évidence que le nombre d’espèces d’arbres endémiques, c’est-à-dire spécifiques à un territoire botanique donné, n’était pas uniforme d’un territoire à l’autre, avec par exemple 150 espèces endémiques en Espagne, 139 en France continentale, 277 en Turquie et 102 en Sicile, souligne le communiqué.
Toutefois, près de la moitié des espèces ne sont toujours pas évaluées sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), précise-t-on.
"Si aucune tendance géographique n'a pu être décelée, la richesse en espèces s’avère positivement corrélée à la superficie des territoires botaniques et à leur hétérogénéité géomorphologique", indique l'INRAE, notant que la diversité génétique n’est documentée que pour un tiers des espèces inventoriées, qui sont principalement des espèces ayant une importance économique.
Sur les 169 espèces pour lesquelles une étude de leur diversité génétique est disponible, 43% sont connues pour au moins un usage concernant l’alimentation ou la ressource en bois, d'après la même source.
Les données peuvent être utilisées par les scientifiques, les gestionnaires forestiers et en appui aux politiques nationales et régionales de conservation des ressources génétiques forestières, de restauration écologique et de gestion durable des forêts, conclut le communiqué.