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Zidane : Ma seule conviction, c'est que j'ai la passion du football et je l'ai eue en moi toute ma vie




Après une année 2016 de rêve, Zinédine Zidane a savouré mardi le fait de fêter son
premier anniversaire sur le banc du Real Madrid mais il a assuré, dans un entretien rapporté par l’AFP, qu'il fallait "tout remettre en jeu" en 2017 et que rien
n'était "jamais acquis".


Vous souvenez-vous de votre sentiment il y a un an, lorsque vous avez été nommé entraîneur du Real et présenté à la presse ?
"Lors de ma présentation, j'étais un peu plus stressé qu'aujourd'hui (sourire). Après, on reste nerveux, mais moins. Nous avons un match à jouer contre Séville, je ne dis pas que c'est mieux en terme de stress, mais je préfère."

 Vous attendiez-vous à connaître la réussite aussi vite ?
 "Pas de cette manière, non. C'est vrai que j'ai gagné beaucoup de choses quand j'étais joueur et que mon idée a toujours été de faire le maximum pour gagner. Je suis content, je ne m'y attendais pas, mais il faut continuer comme ça."

Quelles qualités avez-vous développées au cours de cette première année ?
"Je dois m'améliorer à tous les niveaux, et cela a toujours été comme ça. Je pensais la même chose en tant que joueur. Même quand j'avais 33 ou 34 ans, je continuais à vouloir progresser. Comme entraîneur, c'est encore plus le cas. Je ne vais pas dire en quoi je suis bon, c'est quelque chose que vous (la presse) devez faire. Ma seule conviction, c'est que j'ai la passion du football et je l'ai eue en moi toute ma vie. Voilà la qualité que doit avoir un joueur ou un entraîneur. Je suis heureux de ce que je fais tous les jours."

Quel a été pour vous le meilleur moment de 2016 ? Et le pire ?
"Ce qui a été le plus fort, c'est la Ligue des champions, parce que ce n'est pas facile de gagner une Ligue des champions, d'aller au bout, de la remporter (...). Cela ne va pas m'arriver 20 fois dans ma vie de gagner la Ligue des champions comme entraîneur du Real Madrid. C'était le meilleur moment. Ensuite, le pire, je ne sais pas ce que je peux dire, je n'en vois pas. Peut-être que demain j'aurai une autre réponse, mais aujourd'hui je retiens seulement le positif."

Le 9 janvier, vous êtes nominé pour le titre Fifa de meilleur entraîneur de l'année. Seriez-vous surpris de ne pas l'obtenir ?
"Pas du tout, ce serait normal qu'on le donne à quelqu'un d'autre. Moi, je viens de débuter (comme entraîneur), tout cela est nouveau pour moi. Je dois continuer à travailler comme je le fais et démontrer beaucoup plus de choses. On y travaille."

En une année, en quoi avez-vous changé ?
 "Je ne pense pas être différent, ou avoir changé. Je pense toujours la même chose. Il y a un an que je suis entraîneur de cette équipe première et j'ai beaucoup progressé depuis. Ce que je veux, c'est continuer à progresser. Je sais que le travail est long, qu'il est compliqué et que ce n'est jamais acquis. Même si on a fait de belles choses, il faut tout remettre en jeu dès le lendemain. Ma tâche, c'est celle-ci, c'est d'essayer d'amener l'équipe à être la plus compétitive possible. Il n'y a que ça qui m'intéresse."

Que peut-on vous souhaiter pour 2017? D'obtenir de nouveaux trophées?
 "On est là pour ça. Le travail des joueurs, le nôtre, celui de toutes les personnes qui travaillent dans ce club, c'est d'essayer de faire le maximum pour remporter le plus de titres possibles (...) On est sur le bon chemin, on a gagné déjà deux titres cette saison (la Supercoupe d'Europe et le Mondial des clubs, NDLR), il en reste trois à jouer. On va faire le maximum pour essayer de les remporter mais ce ne sera pas facile."

L'année 2016 de Zizou en 16 phrases

Zinédine Zidane, qui a fêté mercredi son premier anniversaire au poste d'entraîneur du Real Madrid, a vécu une année 2016 riche en émotions. Voici 16 de ses déclarations les plus marquantes pour illustrer son début de mandat:
"Un entraîneur n'est jamais prêt, encore moins un entraîneur qui n'a jamais entraîné."  
(Le 5 janvier 2016, lors de sa conférence de presse de présensation)
"Je suis en admiration devant Cristiano Ronaldo. (...) Il a 31 ans mais physiquement, c'est un monstre."
(Le 6 février 2016, en conférence de presse)
"En jouant de cette manière, nous n'irons nulle part. "
(Le 13 mars 2016, après un succès étriqué à Las Palmas 2-1)
"Quand je vois mon équipe unie comme ça, chacun luttant pour ses partenaires, pour un entraîneur c'est le top."
(Le 2 avril 2016, après une victoire 2-1 sur le terrain du FC Barcelone)
"Je reste toujours positif. Et si j'ai réussi à gagner des choses en tant que joueur, c'est avec cette philosophie."
(Le 11 avril 2016, avant un quart retour de Ligue des champions très mal engagé contre Wolfsburg)
"Je ne fais rien d'autre à part les conférences de presse, je continue de me protéger. (...) J'ai fait le choix de ne pas parler juste pour parler."
(Le 7 mai 2016, en conférence de presse)
"Barcelone a mérité le titre et ce que nous avons fait, pour notre part, mérite un coup de chapeau."
(Le 14 mai 2016, après la perte du titre de champion d'Espagne à l'ultime journée)
"J'ai gagné ici la Ligue des champions comme joueur, comme adjoint et maintenant comme entraîneur. Je suis si fier de faire partie de cette grande maison. C'est le club de ma vie, qui m'a fait grand."
(Le 28 mai 2016, après le sacre de son Real en finale de la Ligue des champions)
"Des attentes, il y en aura cette année... mais comme la saison dernière."
(Le 13 septembre 2016, en conférence de presse)
"Je ne suis pas un magicien, je dis juste que le travail va nous permettre de sortir de cette petite phase. Je n'ai rien inventé du tout, je n'ai pas inventé le football."
(Le 14 octobre 2016, après 4 matches nuls consécutifs)
"Quand les choses vont bien, j'en ai une part, une petite part. Quand les choses vont mal, je suis le responsable."
(Le 5 novembre 2016, après un match nul 3-3 à Varsovie en Ligue des champions)
"Ce qui m'anime, c'est que j'adore gagner. Je suis un gagneur."
(Le 25 novembre 2016, en conférence de presse)
"Je vais rester ici toute ma vie, parce que je me plais beaucoup dans cette ville et dans ce pays, qui m'a toujours témoigné beaucoup d'affection."
(Le 2 décembre 2016, en conférence de presse)
"J'ai un gros mot qui me vient... Excusez-moi, pardon, mais nous sommes allés là-bas en serrant les fesses".
(Le 2 décembre 2016, en parlant du Camp Nou, le stade du FC Barcelone)
"Pendant le match, je me surprends à faire des gestes de fou, donc ça veut dire que ça sort de l'intérieur. Je le vis."
(Le 10 décembre 2016, après une victoire renversante 3-2 contre La Corogne)
"On peut le dire: 2016, quel pied pour tout le monde !"
(Le 18 décembre 2016, après le sacre du Real en finale du Mondial des clubs)

Jeudi 5 Janvier 2017

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