Mais à y regarder de plus près, et malgré une première mi-temps poussive avec beaucoup de déchets techniques, il faut souligner que les Lions de l'Atlas ont largement dominé la sélection tanzanienne. Cette dernière a évolué quasiment tout le match avec deux lignes de cinq joueurs, regroupée dans son camp. La possession de balle a dépassé les 70%, le nombre de passes avoisinait les 500 contre à peine la moitié pour l'adversaire, Bounou n'a été sollicité que très rarement, aucun corner n'a été concédé à la Tanzanie... Bref, les chiffres parlent d'eux-mêmes et traduisent clairement la domination des hommes de Walid Regragui. A cela s'ajoute cette frappe magistrale de Hakimi qui est venue s'écraser sur la barre transversale en seconde période.
Pourtant, cette domination n'a pas toujours été synonyme d'efficacité. Les vagues marocaines se sont souvent heurtées au véritable mur dressé par le coach tanzanien, tel un Kilimandjaro défensif difficile à franchir. C'est sans doute là le principal point faible de la prestation du jour. Les joueurs se sont parfois entêtés à vouloir percer le bloc adverse de manière frontale, misant sur leurs qualités techniques indéniables. Cela aurait pu fonctionner si le gardien tanzanien n'avait pas réalisé plusieurs interventions décisives.
On pourra me faire remarquer que la Tanzanie aurait pu bénéficier d'un penalty en fin de match. Sincèrement, le joueur adverse s'est agrippé au défenseur marocain et a plié volontairement sa jambe gauche pour tenter d'obtenir un penalty salvateur. Il s'agit là d'un fait de jeu parmi d'autres dans une longue liste de décisions discutables de l'arbitre dont certaines en défaveur du Maroc : une faute qui aurait pu valoir un carton rouge, ou encore une charge du gardien sur El Kaabi qui méritait au minimum une vérification par la VAR. Toutefois, les erreurs d'arbitrage font partie intégrante du football; elles peuvent tourner, de manière aléatoire, en faveur ou en défaveur d'une équipe.
Cela ne sera vraisemblablement pas le cas vendredi 9 janvier. Le Cameroun devrait proposer un jeu physique, ouvert et direct afin de perturber la technique de nos joueurs et casser le rythme de notre jeu. A Walid de trouver la clé, et d'utiliser à bon escient le formidable banc de touche mis à sa disposition.
Restons confiants et dima Maghrib !
Mohamed Lmoubariki










L’Egypte se qualifie aux quarts


