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Un déguisement gonflable a-t-il propagé le coronavirus dans un hôpital ?



Un hôpital californien enquêtait lundi pour déterminer si un déguisement gonflable porté par l’un de ses employés le jour de Noël a pu être à l’origine d’un foyer de coronavirus qui a contaminé plusieurs dizaines de personnes et provoqué un décès. Au moins 44 employés du centre Kaiser Permanente de San Jose, près de San Francisco, ont contracté le virus la semaine dernière et l’un d’entre eux est mort en raison de complications liées à la maladie, selon un porte-parole de l’hôpital. Le centre hospitalier a ouvert une enquête pour déterminer si un déguisement porté par un employé était en cause. Il s’agit d’un innocent sapin de Noël gonflable, avec un grand sourire et un gros nez rouge, mais certains se demandent si le ventilateur dont le costume est équipé pour rester gonflé n’aurait pas pu contribuer à diffuser des gouttelettes chargées de virus dans l’air du service des urgences.

“Ce n’était pas une activité organisée ou sanctionnée par Kaiser Permanente”, a souligné le porte-parole dans un communiqué. Toute exposition éventuelle au coronavirus “serait totalement involontaire et accidentelle, car la personne ne présentait aucun symptôme de la Covid-19 et cherchait seulement à remonter le moral de son entourage durant une période très stressante”, a-t-elle affirmé. Selon la télévision locale NBC, première à avoir rapporté l’information, la personne décédée était une employée administrative du service des urgences. La chaîne a cité un autre employé de l’hôpital estimant que l’épidémie avait pu être provoquée par des soins respiratoires effectués dans une pièce qui n’était pas conçue à cet effet. Le coronavirus est notamment propagé via des gouttelettes émises par les malades lorsqu’ils respirent, parlent, chantent, toussent ou éternuent. Certains employés du centre Kaiser Permanente avaient déjà reçu une première dose d’un vaccin contre la Covid-19 mais il faut environ deux semaines pour que l’organisme produise suffisamment d’anticorps pour contrer l’infection. Les deux vaccins autorisés jusqu’à présent demandent en outre un rappel trois ou quatre semaines plus tard.

Libé
Jeudi 7 Janvier 2021

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