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S.M le Roi représenté par Abdelkrim Benatiq aux obsèques d'Etienne Tshisekedi

Père de l'actuel président congolais, opposant historique et figure de proue de l'histoire du pays




Le ministre délégué chargé des Marocains résidant à l'étranger et des Affaires de la migration, Abdelkrim Benatiq, a représenté Sa Majesté le Roi Mohammed VI, samedi à Kinshasa, à la cérémonie officielle des obsèques d'Etienne Tshisekedi, le père de l’actuel président de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi.
Cette cérémonie a eu lieu en présence de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement de pays africains, dont Denis Sassou-Nguesso, Président du Congo-Brazzaville, Edgar Lungu, Président de la Zambie, ainsi que le Président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, venus rendre un dernier hommage au père de la démocratie congolaise.
Etienne Tshisekedi est décédé il y a un peu plus de deux ans d'une embolie pulmonaire en Belgique, à l’âge de 84 ans.
Plus de deux ans après sa mort, à Bruxelles, le 1er février 2017, à l’âge de 84 ans, la dépouille du mythique opposant à tous les chefs d’Etat, de Mobutu Sese Seko à Joseph Kabila, a été rapatriée jeudi 30 mai. Ce qui a mis fin à une longue attente, dans un funérarium de Bruxelles, polluée par une série de tractations politiques; son corps n'ayant pas pu être préalablement rapatrié faute d'accord sur l'organisation des obsèques famille et son parti l'UDPS, et l'ancien régime de Joseph Kabila.
Arrivé en territoire congolais, le corps a d’abord été exposé au Stade des Martyrs, en plein cœur de la mégapole.
Au cours de la cérémonie en son honneur, au stade des martyrs de Kinshasa, samedi 1er juin, ses partisans, venus en nombre lui rendre un dernier hommage, ont donné de la voix à plusieurs reprises.
L’ancien président Joseph Kabila, dont la venue était un temps annoncée comme « possible » par son entourage, n’a finalement pas fait le déplacement. Aucun des opposants les plus en vue n’était non plus présent : ni Moïse Katumbi, qui a pourtant effectué un éphémère retour d’exil le 20 mai, ni Jean-Pierre Bemba, qui réside en Belgique, ni Martin Fayulu, qui était, lui, à Kinshasa. Le leader katangais Gabriel Kyungu, qui fut, comme Tshisekedi, l’un des treize parlementaires à avoir défié le maréchal Mobutu Sese Seko, était en revanche présent.
L’actuel président et fils du défunt, Félix Tshisekedi, est sorti renforcé de ces trois jours, notamment du fait de la présence de la plupart des chefs d’Etat des pays voisins. L’Angolais João Lourenço et le Rwandais Paul Kagame sont venus à Kinshasa vendredi 31 mai. Ils ont tenu une réunion tripartite avec Félix Tshisekedi, qui doit lancer un nouvel axe de coopération Luanda, Kinshasa, Kigali en matière économique et sécuritaire. Les trois chefs d’Etat se sont ensuite rendus au Stade des Martyrs, alors à moitié rempli, pour une cérémonie non prévue au programme.
Ils y ont tous trois été applaudis avant de fleurir le cercueil d’Étienne Tshisekedi, puis de quitter la capitale congolaise.
Le lendemain, le Stade des martyrs accueillait plusieurs autres voisins du président : Denis Sassou Nguesso, du Congo-Brazzaville, arrivé la veille, Faustin Archange Touadéra, de Centrafrique et Edgard Lungu de Zambie. Le président togolais Faure Gnassingbé, pourtant annoncé par la présidence, n’est pas venu. L’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, arrivé la veille, était en revanche là et a déposé une gerbe de fleurs.
L’Ouganda était représenté par le vice-président, Edward Kiwanuka Ssekandi. Le ministre burundais des Affaires étrangères était pour sa part en ville, la veille. Parmi les neuf voisins de la RD Congo, la Tanzanie et le Soudan du Sud n’étaient donc pas représentés. Cela tranche avec l’investiture du 24 janvier dernier, où un seul chef d’État étranger était présent : le président Uhuru Kenyatta.
La cérémonie du 1er juin aura aussi été l’occasion pour l’archevêque de Kinshasa, Mgr Fridolin Ambongo, qui prononçait l’absoute, de s’adresser directement au président. « Il vous revient à vous et à vos collaborateurs de parachever l’idéal sociopolitique de votre père pour conduire le peuple congolais vers la terre promise […] de justice et de paix », a-t-il lancé.
Le cortège s’est ensuite dirigé vers la commune de la Nsele, dans la grande banlieue de Kinshasa, pour une dernière cérémonie, en présence de Denis Sassou Nguesso. Etienne Tshisekedi y a été inhumé, après la tombée de la nuit.

H.T
Mardi 4 Juin 2019

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