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Romain Saïss : Difficile de trouver le sommeil après l’élimination. C’est bel et bien un échec




L’international marocain Romain Saiss a fait partie des rares joueurs qui ont été crédités de prestations correctes lors des phases finales de la Coupe d’Afrique des nations qui se poursuit en Egypte avec la tenue hier des matches des demi-finales.
Dans un long entretien accordé au magazine spécialisé, France Football, le défenseur du club anglais de Wolverhampton est revenu, bien entendu, sur l’élimination inattendue du Onze national au stade des huitièmes de finale de la CAN après s’être incliné aux tirs au but face à une modeste équipe béninoise. Il a déclaré à ce propos que c’était «difficile de trouver le sommeil (…) Car c’est un échec, il faut le dire», ajoutant qu’ « il y a plein de choses qui passent par la tête. Notamment un sentiment de honte parce qu’on est le Maroc, on aspirait à aller loin dans cette compétition».
A cet effet, l’objectif fixé au préalable a été d’atteindre le dernier carré, sauf qu’à l’instar de l’édition gabonaise, Hervé Renard et ses protégés s’étaient contentés du petit tour et puis s’en va.  Une contre-performance qui « était un coup de massue pour tout le monde. Tout le monde est tombé de haut. Au début, ce n’est pas que tu ne réalises pas, mais tu es un peu sonné », a affirmé l’arrière central de l’équipe nationale.
Il est vrai que le Maroc a réussi le sans faute lors des matches du premier tour avec des victoires sur la Namibie, la Côte d’Ivoire et l’Afrique du Sud sur le score identique d’un but à zéro, il n’en demeure pas moins que les prestations livrées ne prêtaient pas au satisfecit. Pour Saiss, «on a fait un très, très bon match face à la Côte d’Ivoire où on a contrôlé la partie», mais lors des trois autres rencontres, le scénario a été tout autre. Il a indiqué qu’ «on avait, c’est vrai, un peu plus de mal dans la dernière partie adverse. Cela demande beaucoup de mouvements, de faire bouger les blocs équipes pour trouver des brèches. Et on sait qu’il faut mettre au fond dès qu’on a une occasion sinon on galère le reste du match. C’est ce qui s’est passé contre la Namibie, l’Afrique du Sud et le Bénin».
A une question si l’on pouvait imputer cette élimination à un problème de mental, Saiss, l’un des joueurs les plus capés du Onze national, a signalé que « je ne sais pas parce qu’on prépare bien tous nos matchs. On essaie d’être constamment sérieux car on a toujours envie de faire quelque chose de bien. Mais ça ne suffit », avant de s’interroger sur le fait si l’EN prend de haut les autres adversaires d’un standing inférieur : « Est-ce qu’on ne fait peut-être pas preuve de suffisance face à des équipes qui sont d’un calibre moins élevé ? Je ne sais pas…Il faut bien examiner tout ça ».
En ce qui concerne la prestation de Hakim Ziyech au cours de cette CAN, en deçà des attentes du public marocain, Saiss estime que «beaucoup de personnes attendaient plus de lui. Notamment au regard de la saison qu’il a effectuée. C’est normal que les gens soient déçus parce qu’il n’a pas marqué ou délivré de passe décisive». 
Pour Saïss, la méforme de Ziyech se justifie par la fatigue due à une longue saison avec son club de l’Ajax Amserdam. Il a fait savoir que Hakim «a rarement été mis au repos. Le club voulait aller loin en C1 et confirmer le titre. Je le voyais qu’il était fatigué dans ses mouvements. C'était sa première CAN. En plein été. On a quand même joué des matches où il faisait 37 ou 38 degrés, sans pause fraîcheur. Certains sont plus habitués. Mais là, des joueurs, dont lui, découvraient la Coupe d'Afrique des nations. Et ce n'est jamais pareil qu'une Coupe du monde ou une Coupe d'Europe. C'est à part. Ce ne sont pas les qualités techniques qui vont le plus faire la différence. C'est vraiment l'état d'esprit et le fait d'être prêt à faire des efforts ».
Cet entretien a été l’occasion pour Romain Saiss de revenir sur le différend qui avait opposé lors de la phase de préparation Fayçal Fajr et Abderrezak Hamdallah avant que ce dernier ne quitte le stage de l’EN.  Pour Saïss, « le groupe vivait bien. Beaucoup laissaient sous-entendre que le clan des joueurs "européens-français" avait le contrôle sur la sélection. J'ai envie de dire à ces gens-là d'aller poser la question aux joueurs qui évoluent au Maroc, aux Pays-Bas pour savoir comment était le groupe. Et ils vont vous dire que tout le monde vivait parfaitement bien. Il n'y avait pas de clan. Comme dans la vie de tous les jours, on a plus d'affinités avec certaines personnes qu'avec d'autres, mais il n'y a jamais eu de problème. Le problème avec Fayçal était un faux problème».
 

Mohamed Bouarab
Lundi 15 Juillet 2019

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