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Oxford Business Group met en avant la transformation digitale des services financiers au Maroc

La création d’un écosystème financier numérique constitue un objectif important de la stratégie marocaine



Oxford Business Group met en avant la transformation digitale des services financiers au Maroc
Le cabinet d'intelligence économique britannique Oxford Business Group (OBG) a mis en avant la transformation digitale que connaissent les services financiers au Maroc, tout en énumérant les innombrables avantages du secteur ainsi que les défis auxquels il fait face.

Dans un rapport de 24 pages, élaboré en partenariat avec le Centre monétique interbancaire (CMI) et la banque marocaine CFG Bank, l'OBG a dressé un état des lieux des services financiers marocains, en se focalisant en particulier sur les développements observés en matière de technologie financière et sur l'effet catalyseur de la pandémie de coronavirus sur le secteur, rapporte la MAP.

En plus d'un aperçu général de la situation actuelle du secteur financier au Maroc, illustré par des chiffres-clés des différents segments du secteur, tels que la banque, la bourse ou les assurances, ce rapport présente des analyses et des entretiens réalisés auprès de personnalités du secteur comme wali Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri ou le PDG du CMI, Mikael Naciri.

Le rapport souligne ainsi que la création d’un écosystème financier numérique constitue un objectif important de la stratégie marocaine afin d’atteindre une compétitivité plus importante et de se positionner en tant que centre financier majeur dans la région.

En effet, la banque centrale marocaine Bank Al-Maghrib (BAM) s’attèle depuis plusieurs années à la promotion et au développement des moyens de paiement électronique. Elle a également inscrit le développement et l’émergence des Fintechs parmi les piliers de sa stratégie digitale 2019-2022, selon le rapport.

"Il était clair dès le début que la pandémie aurait un impact économique et social important. En conséquence, Bank Al Maghrib a activé tous les instruments à sa disposition et mis en œuvre plusieurs mesures visant à assurer l'accès au financement, notamment pour les petites et moyennes entreprises (PME)", a souligné M. Jouahri cité dans le rapport.
Il a noté que "les mesures adoptées par le Comité de suivi économique – qui a été mis en place en mars 2020 et comprend entre autres le ministère des Finances, BAM, la Confédération générale des entreprises du Maroc et l'Association marocaine des banques – ont permis d'assouplir considérablement les conditions de financement pour les entreprises et les ménages".

De son côté M. Naciri a souligné dans une déclaration similaire que "le Maroc dispose de l’infrastructure technique et technologique nécessaire au développement de nouvelles méthodes de paiement en accord avec les normes internationales", estimant que "les réformes législatives et les efforts déployés par Bank Al-Maghrib ont permis la création d’un écosystème reliant les banques et les organismes de paiement de sorte à garantir l'interopérabilité complète des transactions".

Il a ainsi souligné que "plus d'éducation et de sensibilisation financière est nécessaire pour atteindre des niveaux plus élevés d'inclusion financière", notant que "de nouveaux établissements de paiement ont été autorisés à toucher ceux qui sont financièrement exclus et à essayer de les intégrer dans le secteur formel".

Le rapport souligne par ailleurs, que la pandémie de coronavirus a été un moment de transition pour les paiements digitaux et par internet, qui ont augmenté considérablement, notant que les paiements en ligne ont enregistré une croissance de 30% au premier semestre de 2020 alors que les paiements sans contact ont augmenté de 700% au cours de la même période.

Il estime aussi que la popularité nouvelle des paiements par carte devrait se confirmer à l’avenir, notant que leur adoption au cours de la pandémie a montré que le Maroc dispose de nombreux atouts pour développer le secteur.

Le rapport s'attarde aussi sur les trois défis majeurs auxquels fait face le secteur, à savoir la lenteur du rythme de mise en place des infrastructures proposées, l'accès peu aisé des start-up au capital ainsi que le besoin de développer le cadre juridique et réglementaire appliqué au secteur.

Libé
Jeudi 24 Juin 2021

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