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Nouveaux appels en Allemagne pour une autre coalition CDU-SPD

Martin Schulz a exclu une nouvelle "grande coalition" avec les conservateurs




 Les appels se multiplient en Allemagne pour la reconduction de l'alliance gouvernementale entre conservateurs et sociaux-démocrates, après l'échec des discussions en vue d'établir une coalition "Jamaïque" rassemblant la CDU-CSU, les libéraux et les Verts.
Le numéro un du Parti social-démocrate (SPD), Martin Schulz, qui devait être reçu hier par le président Frank-Walter Steinmeier, a exclu une nouvelle "grande coalition" avec les conservateurs après les mauvais résultats de son parti aux élections législatives de septembre.
Après quatre années de pouvoir partagé avec le bloc CDU-CSU, il veut que le parti reconstitue ses forces dans l'opposition mais ce choix semble de plus en plus discuté au sein même de sa formation.
Trente élus du SPD au Bundestag, sur 153, se sont interrogés lors d'une réunion sur la décision de Schulz, a rapporté mercredi le quotidien Bild.
Dans un entretien au Passauer Neue Presse, le député social-démocrate Johannes Kahrs a demandé à Schulz de faire preuve d'ouverture d'esprit lors de sa rencontre avec Steinmeier. "On ne peut pas se contenter de dire au président: 'Désolé, c'est comme ça'", a-t-il dit.
Selon le journal Bild, le ministre sortant des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel, qui a laissé la direction du SPD à Schulz quand il a pris la tête de la diplomatie allemande cette année, est également favorable à une nouvelle "grande coalition".
Dans un entretien accordé jeudi à la chaîne ZDF, le numéro deux du SPD, Karl Lauterbach, a jugé lui aussi que son parti devait réexaminer sa position. Mais il s'est dit sceptique sur la possibilité de former une nouvelle coalition si Angela Merkel reste à la chancellerie.
Côté conservateur également, des voix s'élèvent en faveur d'un nouvel accord avec le SPD.
Volker Kauder, chef du groupe CDU au Bundestag, la chambre basse du Parlement, a appelé jeudi les sociaux-démocrates à revenir sur leur décision de se cantonner dans l'opposition.
"L'Europe attend que l'Allemagne soit en mesure d'agir pour répondre aux questions soulevées par le président français (Emmanuel) Macron. Le pays le plus fort économiquement en Europe ne peut pas apparaître comme un nain politique", a déclaré Volker Kauder au journal Südwest Presse.
Il faisait référence à l'appel d'Emmanuel Macron en faveur de réformes budgétaires en vue de renforcer la zone euro.
"En conséquence, je souhaite que les partenaires de la coalition gouvernementale sortante puissent de nouveau se rassembler", a-t-il ajouté.
Le président Steinmeier, qui mène des consultations en vue de faciliter la formation d'un gouvernement et d'éviter de nouvelles élections, devait recevoir hier Martin Schulz.  
La chancelière Angela Merkel n'a pas caché qu'elle préférerait elle aussi une reconduite de l'alliance avec les sociaux-démocrates. Si le SPD décide de rester dans l'opposition, la chancelière serait favorable à de nouvelles élections plutôt qu'à la formation d'un gouvernement minoritaire.

Vendredi 24 Novembre 2017

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