"A ce stade, notre priorité est de mettre fin à la guerre. Nous ne pouvons ignorer les leçons du passé. Nous avons négocié à deux reprises sur les aspects nucléaires et, simultanément, nous avons été attaqués par les Etats-Unis", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.
Téhéran était engagé dans des discussions avec Washington concernant le programme nucléaire iranien lorsque les Etats-Unis et Israël ont attaqué l'Iran le 28 février, comme en juin 2025 lors de la guerre de 12 jours.
Un fragile cessez-le-feu est désormais en vigueur depuis le 8 avril après 40 jours de bombardements, mais les négociations piétinent.
Si les Iraniens et les Américains ont repris le dialogue par l'intermédiaire du Pakistan, les pourparlers qui ont eu lieu à Islamabad le 11 avril se sont soldés par un échec.
Pour tenter de sortir de l'impasse, Téhéran a soumis une nouvelle proposition à Washington, qui y a répondu, avait indiqué dimanche la diplomatie iranienne, disant examiner cette réponse.
"L'autre partie doit se résoudre à adopter une approche raisonnable et abandonner les demandes excessives concernant l'Iran", a affirmé Esmaïl Baghaï lors d'un point de presse hebdomadaire auquel l'AFP a assisté.
L'un des principaux points d'achoppement est le contrôle exercé par l'Iran sur le stratégique détroit d'Ormuz, quasi bloqué depuis le début de la guerre.
Selon le porte-parole, "la communauté internationale doit demander des comptes aux Etats-Unis et au régime sioniste (Israël, NDLR) pour avoir provoqué l'insécurité sur cette voie maritime et créé des problèmes dont les répercussions se font sentir partout dans le monde".








