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Migrants, premières victimes de la crise liée à la Covid-19





L’année 2020 a été une année dure pour les migrants notamment les Subsahariens installés ou en transition au Maroc. Si les chiffres manquent sur le nombre des personnes affectées par le coronavirus au sein de la communauté des migrants, les effets néfastes indirects engendrés par la pandémie ont été plutôt palpables. Ainsi beaucoup d’entre eux se sont trouvés sans nourriture et sans argent pour payer le loyer à leurs bailleurs. Pis, les migrants actifs se sont trouvés exclus des mesures d’accompagnement gouvernementales destinées à préserver le pouvoir d’achat des salariés des entreprises en difficulté face à l’état d’urgence sanitaire lié à la pandémie de Covid-19. Leur seule source de survie a été les dons des personnes de bonne volonté qui veulent bien leur venir en aide. Certains migrants ont été des victimes d’enfermement illégal comme c’était le cas des dizaines de candidats à la migration dont des femmes et des enfants qui ont été arrêtés et enfermés illégalement à Tarfaya, il y a près de 75 jours, dans des locaux qui ne relèvent pas de l'administration pénitentiaire. Les autorités ont justifié cet enfermement par le contexte de propagation de la Covid-19 et les mesures prises dans le cadre de l’urgence sanitaire. Le cas de ces migrants n’est pas isolé. D’autres personnes ont vécu le même calvaire à quelques kilomètres de ce site. Il s’agit de 50 migrants subsahariens qui ont été mis aux arrêts depuis le 20 mars dernier dans des conditions d'hygiène et d'alimentation jugées très difficiles.

Libé
Jeudi 31 Décembre 2020

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