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“Cette coopération de longue date a franchi une étape décisive avec l’octroi au Maroc, en 2019, du statut de premier Partenaire pour la démocratie locale”, a-t-il affirmé dans une interview à la MAP, notant que le Royaume est “désormais un acteur central, dont le rôle dépasse le cadre bilatéral”.
“Notre coopération a évolué de manière positive et constructive”, offrant “une plateforme précieuse de dialogue politique et institutionnel”, a-t-il dit, faisant état de l’intégration progressive du Royaume dans les axes de coopération du Congrès, en particulier dans le cadre du Partenariat de voisinage du Conseil de l’Europe.
Le responsable européen a dit “apprécier vivement” l’implication constante de la délégation marocaine aux travaux du Congrès, estimant que la présence d’un jeune délégué marocain, pour la deuxième année consécutive, illustre “la vitalité” de ce partenariat.
Sur le plan interne, a poursuivi M. Mori, le Congrès accompagne notamment les réformes engagées par le Royaume en matière de décentralisation et de régionalisation avancée, à travers le partage d’expériences et d’expertise, ainsi que la diffusion des principes issus de la Charte européenne de l’autonomie locale dans les Etats membres.
Il a rappelé, à cet égard, sa participation à la 2ème Conférence nationale sur la régionalisation avancée, tenue à Tanger en décembre 2024, au cours de laquelle il a “pu constater concrètement les évolutions” de ce grand projet, notant que cette visite a été pour lui l’occasion d’ouvrir des perspectives concrètes pour la poursuite et le renforcement de cette coopération.
Evoquant les perspectives de ce partenariat, il a indiqué que le Congrès entend poursuivre et renforcer cette relation, tant à travers le dialogue entre pairs avec la délégation marocaine que par des activités de coopération sur le terrain.
Dans ce cadre, M. Mori a souligné que les priorités pour les prochaines années portent sur le renforcement de la gouvernance démocratique, le soutien aux réformes de décentralisation, l’amélioration du dialogue entre les niveaux de gouvernance et le développement des mécanismes participatifs.
Il a insisté en particulier sur des enjeux concrets pour les collectivités territoriales marocaines, tels que la gouvernance environnementale, la résilience territoriale ou encore le stress hydrique.
Sur ces thématiques, M. Mori a exprimé la “pleine disposition” du Congrès à soutenir et coorganiser des initiatives au Maroc, en étroite coopération avec les autorités et la délégation marocaines, en mobilisant ses standards, ses outils et son expertise.
A ces axes, a-t-il énuméré, s’ajoutent également la participation citoyenne, y compris des jeunes à la vie publique locale, ainsi que la transparence et la redevabilité au niveau local et l’égalité entre les femmes et les hommes.
Et de souligner qu’au-delà du cadre national, la coopération entre le Maroc et le Congrès tend à s’inscrire dans une dimension régionale, indiquant que son institution “attache une importance particulière à la dimension régionale” de ce partenariat et “œuvre à renforcer les synergies avec d’autres acteurs territoriaux africains”.
L’objectif est de favoriser un échange plus large d’expériences, de pratiques et d’expertises sur des enjeux communs, notamment en matière de gouvernance territoriale, de participation citoyenne et de résilience des territoires, a-t-il expliqué.
Le Maroc, au “potentiel réel”, peut jouer un rôle de plateforme pour accueillir des activités à dimension régionale et contribuer à une appropriation progressive des approches du Conseil de l’Europe, adaptée aux réalités locales, a-t-il noté.
Le Maroc, a-t-il conclu, s’affirme aujourd’hui comme un “partenaire stratégique” du Congrès, à la fois acteur engagé et levier potentiel de diffusion des standards européens en Afrique, consolidant ainsi son rôle de pont entre les deux espaces et de “hub régional” de la coopération territoriale.
Par Salah Aouni (MAP)










