L'annonce mardi de ce renvoi du Marocain pour viol sur une jeune femme en février 2023 devrait plonger le club et son entraîneur Luis Enrique dans une situation délicate, puisque le joueur est l'un des cadres du vestiaire et un élément clé de la conquête du titre européen en 2025. D'autant qu'Achraf Hakimi hérite régulièrement du brassard de capitaine lorsque Marquinhos ne peut pas jouer.
Le joueur, lui, s'est immédiatement défendu sur X: "Aujourd'hui, une accusation de viol suffit à justifier un procès alors même que je la conteste et que tout démontre qu'elle est fausse", a réagi le joueur sur X. "J'attends avec calme ce procès qui permettra que la vérité éclate publiquement", a ajouté l'international marocain de 27 ans.
Instabilité sportive
Un élément extra-sportif de première importance s'ajoute donc à la relative instabilité sportive de ce début d'année, comme la symbolise le nouveau forfait du Ballon d'Or Ousmane Dembélé, qui a seulement repris l'entraînement individuel après un coup au mollet au barrage aller.
Le tenant du titre de la Ligue des champions rêvait d'une soirée tranquille au Parc des Princes, après en avoir vécu une en championnat samedi (3-0 contre Metz). La défaite à Lisbonne contre le Sporting (2-1), un match nul frustrant contre Newcastle (1-1) et un match qui a vite dérapé à Monaco ont jeté une lumière crue sur l'absence de maîtrise de Paris.
A Louis-II, le PSG a encaissé un but dès la première minute avant d'en concéder un deuxième un gros quart d'heure après. Le renversement qui a suivi a montré le caractère du champion d'Europe, mais à la faveur d'une certaine réussite: Désiré Doué qui n'était pas titulaire a profité du remplacement d'Ousmane Dembélé pour marquer un doublé et signer son retour au plus haut niveau. Le carton rouge pris par Alexandre Golovine a ensuite facilité la tâche des Parisiens.
Mercredi, la tension sera encore de la partie. En ouvrant le score Monaco remettrait les comptes à zéro et ferait naître la menace d'une immense désillusion pour le vainqueur du titre suprême en 2025, qui ambitionne d'étendre son règne européen.
Le PSG a longtemps figuré dans le Top 8 en phase de ligue et n'a été reversé en barrages d'accession aux huitièmes qu'à la dernière journée. Se voir éliminé par le 8e de Ligue 1 serait un coup de tonnerre, quand bien même l'entraîneur Luis Enrique et le conseiller sportif Luis Campos s'inscrivent sur le long terme et ne seraient donc, a priori, pas menacés.
"Savoir gérer"
Luis Enrique a lui-même prévenu que la double confrontation n'était pas jouée et qu'il faudrait que le PSG soit sérieux.
"Qui peut penser que c'est réglé ? Il y a une équipe qui a besoin de gagner (Monaco, tandis que côté PSG) il faudra savoir gérer le match. Mais on va chercher à jouer comme d'habitude au Parc. Bien sûr que ce sera compliqué mais on est prêts pour la qualification."
Il faudra pour cela se montrer plus fiable défensivement, la paire Marquinhos et Willian Pacho ayant affiché des lacunes inhabituelles ces dernières semaines à certains moments
Mais la maîtrise d'un match se situe d'abord au milieu de terrain et une absence commence à handicaper le PSG, outre celle de Dembélé: celle de Fabian Ruiz, qui met de très longues semaines à revenir d'un "choc reçu au genou gauche" à Lisbonne. Le grand échalas espagnol "poursuit son travail individuel", selon le club, et va donc manquer le match contre Monaco, tout comme le jeune Senny Mayulu.
Or, en face, Monaco commence à remonter la pente après plusieurs mois de crise, ayant pris 10 points sur les quatre derniers matches de championnat. Sa victoire samedi à Lens contre le désormais ex-leader de Ligue 1, acquise à l'issue d'un scénario renversant (3-2), a fait du bien au groupe monégasque.
"Ce sera chez les champions d'Europe. Ils ont l'avantage d'un but. La mission est difficile mais pas impossible", a déclaré l'entraîneur Sébastien Pocognoli.
Programme
Mercredi à 17h45
Atalanta-Dortmund
Mercredi à 20h00
Juventus-Galatasaray
PSG-monaco
Real-Benfica










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