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La veille, les autorités avaient compté 37 morts mais des personnes grièvement touchées parmi quelque 175 blessés ont succombé dans la nuit et les secouristes ont découvert d'autres corps dans les décombres, a expliqué à l'AFP Mazhar Ahmad, un haut responsable des services de secours de Lahore.
Trois kamikazes ont frappé ce sanctuaire soufi proche de la frontière indienne.
Des centaines de fidèles se trouvaient présents au mausolée du soufi perse Sayed Ali Hajwairi, alias Data Gunj Bakhsh, qui a vécu au XIème siècle, situé en plein cœur de la ville, lorsque les bombes ont explosé.
Les mosquées et sanctuaires connaissent au Pakistan une grande affluence populaire jeudi soir et vendredi.
«Des corps inanimés gisent éparpillés à travers toute la cour de ce sanctuaire», a raconté sur place Mohsin Raza, photographe de Reuters.»Il y a du sang partout. Deux des victimes étaient mes amis. C'est affreux !».
L'un des kamikazes a actionné sa charge à l'entrée de l'immense mausolée en marbre blanc. Les deux autres sont passés à l'acte dans le sous-sol, où les fidèles faisaient leurs ablutions.
Un témoin, Mian Rauff, a relaté que les fidèles s'installaient à l'intérieur du sanctuaire et dans la cour pour les dernières prières lorsque les bombes ont explosé.
Le mausolée de Data Darbar est l'un des plus populaires du Pakistan, attirant des centaines d'adeptes tous les soirs, jeudi étant la soirée la plus fréquentée. Le site comporte une mosquée ainsi qu'un commissariat de police situé au sous-sol.
Les talibans radicaux détestent généralement le soufisme et sont hostiles aux visites de sanctuaires.
Même s'ils ont nié leur implication, cette mégalopole de quelque 10 millions d'habitants est devenue la cible privilégiée des talibans pakistanais liés à Al-Qaïda, principaux responsables d'une vague de quelque 400 attentats et attaques commando qui a fait près de 3.450 morts en trois ans dans le pays.
La porte-parole du Président Asif Ali Zardari, a condamné l'attentat de Lahore. «Ce poison répugnant de l'extrémisme sera éradiqué de notre nation, qui ne se laissera pas intimider», a-t-elle dit.
Pour sa part, le Premier ministre, Yusuf Raza Gilani, a déclaré que cette attaque montrait que les terroristes n'avaient aucun respect pour «les religions, confessions ou croyances quelles qu'elles soient».
Lahore, capitale culturelle du Pakistan (le «Pays des Purs»), a été le théâtre ces dernières semaines de violences. En mai, l'attaque simultanée de deux mosquées de la secte minoritaire des Ahmadis s'était soldée par plus de 80 morts.