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Les services médicaux et de la Protection civile de Mohammedia mis à l’index par la population

Manifestation inopinée de citoyens devant l’hôpital Moulay Abdallah et la caserne des pompiers de la cité


Mohamed Jaouad Kanabi
Mercredi 19 Octobre 2016

Mohammedia a été le théâtre lundi de manifestations de citoyens fédalis et plus particulièrement ceux du quartier d’Errachidia devant la Protection civile de la cité ainsi que devant l’hôpital Moulay Abdallah ou plutôt le dispensaire car d’infrastructure d’hôpital, il n’a que le nom. 
Les protestataires justifiaient leur action pour n’avoir été ni prévenus de l’accident d’un jeune homme de 24 ans, ni du décès de ce dernier, victime d’une embardée d’une moto alors qu’il se trouvait sur un trottoir et qui s’est avérée mortelle longtemps après aux urgences ou ce qu’ils sont censés être. Deux journées durant, sa famille partie à sa recherche est restée sans nouvelles avant qu’elle ne le retrouve au CHU Ibn Rochd à Casablanca où il avait été transporté après que le service médical de Mohammedia s’est trouvé non seulement dans l’incapacité de le soigner par manque de moyens mais également de par un laxisme que lui étiquettent formellement les contestataires. 
Le silence radio adopté aussi par les autorités concernées, une politique malheureusement fréquente dans la ville, est aussi responsable grandement du rassemblement subitement improvisé. Des mouvements de la sorte peuvent parfois mener loin dès lors qu’ils ne sont pas contrôlés. 
Les membres de sa famille et les manifestants reprochent, aussi, le fait qu’il ait été détroussé de biens qu’il portait sur lui (montre, smartphone, chaînette, etc…) et incriminent les autorités et plus particulièrement celles qui ont constaté l’accident de ne pas les avoir mis au courant alors qu’elles avaient en leur possession les papiers d’identité du défunt. 
Bien plus qu’un regrettable fait divers, cet  incident et ses conséquences doivent interpeller toutes les composantes de la société et plus particulièrement les autorités locales de Mohammedia souvent dépassées par les évènements d’une ville qui se développe trop rapidement au niveau d’une urbanisation sauvage, notamment celle du secteur privé mais dont les infrastructures de santé, de transport, d’éducation et de sécurité publique et d’environnement y afférentes (hôpitaux, routes, espaces verts, écoles…) ne suivent pas du tout. 
 


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