Autres articles
-
Un teckel retrouvé après une fugue de 529 jours en Australie
-
Des pistes intéressantes contre la résistance aux antibiotiques
-
Plus de deux milliards de personnes risquent de basculer dans la pauvreté
-
La Chine annonce que sa capacité en énergie éolienne et solaire dépasse pour la première fois le thermique
-
Aux Pays-Bas, l'épineux problème des pesticides sur les fleurs

Une étude pluridisciplinaire japonaise suggère que, contrairement à une idée largement répandue, la dextérité manuelle de l’Homme ne découlerait pas de sa bipédie, «libératrice des mains». Elle aurait plutôt évolué parallèlement voire antérieurement à celle-ci.
L’apparition de la bipédie est encore souvent considérée comme le facteur ayant permis aux homininés, une fois leurs mains ainsi ‘libérées’ de la tâche locomotrice, de développer leur habileté manuelle et de fabriquer des outils de plus en plus élaborés. Mais des travaux dirigés par le Dr Atsushi Iriki, neurobiologiste à l’institut RIKEN (Japon), et le Dr Gen Suwa, anthropologue à l’Université de Tokyo, suggèrent qu’il n’en est rien.
Ces scientifiques ont combiné plusieurs approches. Ils ont utilisé l’imagerie fonctionnelle par résonance magnétique pour étudier le cerveau de l’homme et celui de singes, et également analysé des données fossiles. Ils se sont notamment penchés sur les os de la main et des pieds d’Ardipithecus ramidus, un hominidé fossile à la bipédie incertaine (car ses fossiles sont très fragmentaires) qui vivait en Afrique orientale il y a 4,4 millions d’années.
Grâce à ces divers éléments, les chercheurs ont dressé une carte somatotopique - ‘cartographie’ des zones du cerveau permettant de ‘ressentir’ les différentes parties de son propre corps - pour les doigts et les orteils de différentes lignées de primates. Ils ont ainsi confirmé que, chez les humains comme chez les singes, les doigts des mains correspondent à des aires cérébrales distinctes de celles correspondant aux doigts de pied.
Mais l’étude montre également que chez l’homme, contrairement à ce qu’on observe chez les singes, le gros orteil est connecté à une zone cérébrale distincte de celle où sont ‘regroupés’ les 4 autres orteils. «Le contrôle des doigts et l’utilisation de l’outil étaient possibles chez les hominidés anciens non bipèdes, tandis qu’une adaptation indépendante impliquant l’utilisation du gros orteil pour des fonctions comme l’équilibre et la marche est apparue, elle, avec la bipédie», expliquent les auteurs dont l‘étude est publiée dans la revue Philosophical Transactions of the Royal Society B.
Les résultats suggèrent, selon eux, que l’évolution parallèle de la locomotion bipède et de la dextérité manuelle au sein de la lignée humaine est la conséquence des pressions adaptatives subies par des ‘ancêtres’ non bipèdes. Objectif : contrôler leur équilibre grâce aux doigts de pied tout en conservant la capacité de se spécialiser vers une grande habileté des doigts des mains.
L’apparition de la bipédie est encore souvent considérée comme le facteur ayant permis aux homininés, une fois leurs mains ainsi ‘libérées’ de la tâche locomotrice, de développer leur habileté manuelle et de fabriquer des outils de plus en plus élaborés. Mais des travaux dirigés par le Dr Atsushi Iriki, neurobiologiste à l’institut RIKEN (Japon), et le Dr Gen Suwa, anthropologue à l’Université de Tokyo, suggèrent qu’il n’en est rien.
Ces scientifiques ont combiné plusieurs approches. Ils ont utilisé l’imagerie fonctionnelle par résonance magnétique pour étudier le cerveau de l’homme et celui de singes, et également analysé des données fossiles. Ils se sont notamment penchés sur les os de la main et des pieds d’Ardipithecus ramidus, un hominidé fossile à la bipédie incertaine (car ses fossiles sont très fragmentaires) qui vivait en Afrique orientale il y a 4,4 millions d’années.
Grâce à ces divers éléments, les chercheurs ont dressé une carte somatotopique - ‘cartographie’ des zones du cerveau permettant de ‘ressentir’ les différentes parties de son propre corps - pour les doigts et les orteils de différentes lignées de primates. Ils ont ainsi confirmé que, chez les humains comme chez les singes, les doigts des mains correspondent à des aires cérébrales distinctes de celles correspondant aux doigts de pied.
Mais l’étude montre également que chez l’homme, contrairement à ce qu’on observe chez les singes, le gros orteil est connecté à une zone cérébrale distincte de celle où sont ‘regroupés’ les 4 autres orteils. «Le contrôle des doigts et l’utilisation de l’outil étaient possibles chez les hominidés anciens non bipèdes, tandis qu’une adaptation indépendante impliquant l’utilisation du gros orteil pour des fonctions comme l’équilibre et la marche est apparue, elle, avec la bipédie», expliquent les auteurs dont l‘étude est publiée dans la revue Philosophical Transactions of the Royal Society B.
Les résultats suggèrent, selon eux, que l’évolution parallèle de la locomotion bipède et de la dextérité manuelle au sein de la lignée humaine est la conséquence des pressions adaptatives subies par des ‘ancêtres’ non bipèdes. Objectif : contrôler leur équilibre grâce aux doigts de pied tout en conservant la capacité de se spécialiser vers une grande habileté des doigts des mains.