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Les filles, clés de la prospérité des pays en développement




Les pays en développement ne pourront prospérer que s'ils améliorent les conditions des filles, victimes face aux garçons d'"une injustice impardonnable" en matière d'opportunités, selon le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), qui a présenté son rapport annuel jeudi à Londres.
Si elles ont moins de chances que les garçons d'achever leur scolarité, les filles courent un plus grand risque d'être victimes de mariages forcés et de mutilations génitales ou d'être concernées par le travail des enfants. Au contraire, si elles sont soutenues dès l'enfance, ces mêmes filles deviendront de précieux moteurs du développement économique de leur pays, souligne le fonds onusien dans son étude.
"Les garçons sont importants également, mais ces derniers se voient offrir davantage d'opportunités (...). C'est une injustice impardonnable et cela constitue une violation des droits fondamentaux des filles", a déclaré Babatunde Osotimehin, directeur exécutif de l'UNFPA, lors de la présentation du rapport sur "l'état de la population mondiale".
"Dans certaines régions du monde, une fille de dix ans, à l'aube de son adolescence, voit des possibilités infinies s'ouvrir à elle et commence à faire des choix qui influenceront son éducation et, plus tard, sa vie personnelle et professionnelle", explique M. Osotimehin dans le rapport.
En revanche, "dans d'autres endroits du monde, les perspectives d'une fille de dix ans sont limitées. Alors qu'elle entre dans la puberté, ses proches, les figures de sa communauté, les normes sociales et culturelles, les institutions et les lois discriminatoires se dressent en travers de son chemin", pointe-t-il. Preuve de ce potentiel gâché, les pays en développement -- où vivent 90% des filles de 10 ans -- engrangeraient un "dividende" de 21 milliards de dollars (19 milliards d'euros) par an si elles achevaient toutes leurs études secondaires, estime le fonds onusien. L'UNFPA cite les pays arabes et d'Afrique subsaharienne -- où vivent 70% des filles âgées de 10 ans -- comme des mauvais élèves en termes de scolarisation des filles, notamment dans le secondaire. En tout, "16 millions de filles âgées de 6 à 11 ans n'iront jamais à l'école", soit deux fois plus que les garçons, notent les auteurs du rapport.
Parmi les solutions avancées pour mettre fin à ces inégalités, l'UNFPA propose de verser de l'argent aux familles s'engageant à scolariser leurs filles et de mettre à disposition de ces dernières des bicyclettes pour se rendre à l'école. L'UNFPA souligne par ailleurs que l'absence de sanitaires dans certaines écoles peut dissuader des écolières de s'y rendre en période de règles.

Libé
Lundi 24 Octobre 2016

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