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Le patron du BICJ déplore l’absence de collaboration des services algériens à la lutte contre le terrorisme

Selon Abdelhak Khiame, le Polisario peut être considéré comme une organisation terroriste




L'absence de collaboration des services algériens avec leurs homologues marocains rend le climat propice au développement du terrorisme dans la région, a affirmé le directeur du Bureau central d'investigations judiciaires (BCIJ), Abdelhak Khiame.
Ce manque de collaboration est préjudiciable pour les deux pays, a-t-il déploré dans un entretien publié par l'hebdomadaire international Jeune Afrique dans sa dernière livraison, expliquant qu'«il nous impose par exemple de redoubler d'efforts pour contrôler nos frontières».
Une collaboration avec les services algériens est bien entendu souhaitée et envisageable, a-t-il poursuivi, soutenant qu'«il suffit que nos voisins acceptent de dissocier les questions politiques des enjeux sécuritaires».
Evoquant la situation au Sahel, le directeur du BCIJ a affirmé qu’outre Daech dont les cadres ont opté pour le Maghreb après que l’étau s’est resserré en Irak et en Syrie, le Polisario peut être également considéré comme une organisation terroriste dans cette région.
«Nous avons recensé plus d'une centaine de ses membres opérant au sein d'Aqmi, avec laquelle ils ont été impliqués dans des attaques menées dans le nord de la Mauritanie», a-t-il dit.
Sur un autre registre, Abdelhak Khiame a indiqué que le nombre de cellules terroristes démantelées au Maroc est passé de 21 en 2015 à 19 en 2016 et à seulement 9 en 2017, faisant observer que les années 2015 et 2016 ont été marquées par la recrudescence du phénomène terroriste partout dans le monde.
«Notre stratégie a toujours reposé sur l'anticipation et la prévention, et elle a porté ses fruits», a-t-il dit, notant que le risque terroriste est toujours omniprésent au Maroc.
D’autre part, le directeur du BCIJ a indiqué que 1.668 Marocains ont rejoint Daech, ajoutant que «certains ont dû être tués au combat contre les forces de la coalition, mais nous n'avons pas, pour l'instant, les moyens de connaître leur nombre».
«En revanche, tous ces individus sont connus de nos services et seront arrêtés s'ils tentent de rentrer au pays», a-t-il assuré, citant le cas d'une centaine d'entre eux, interceptés et présentés devant la justice.

Mardi 20 Mars 2018

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