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Le HUSA et le CAK relancent le championnat




Comme une ombre à rallonge sous l’effet d’un coucher de soleil, plus on s’approche du crépuscule de la saison, plus les poursuivants fondent sur les équipes qui les précèdent, aussi bien en haut qu’en bas du classement. Une course très serrée et excitante à souhait, dont l’indécision laisse plus de place aux doutes qu’aux certitudes, et lors de laquelle, ce que l’on peut prétendre savoir, c’est que l’on ne sait rien.
A Tanger, dimanche après-midi, l’occasion était belle, trop belle, et on ne cause pas ici du face-à-face raté par Haddad à la 28ème, alors que le WAC était embourbé dans la défense reculée des Tangérois, mais bien de cette marche sur le podium, ou plus encore, ce trône, qui se dérobe sous les crampons vissés des Wydadis. Le Raja, ralenti par Tétouan la veille, le Wydad pouvait retrouver la deuxième place, deux points derrière son adversaire du jour, à trois journées de la fin, et confirmer ainsi un spectaculaire redressement depuis l’arrivée sur le banc de Benzarti en début d’année.
L’énergie de l’espoir affiché dans le dernier match contre Berkane lorsqu’Attouchi a offert les trois points aux siens à la 84ème minute était aux abonnés absents cette fois-ci. De l’autre côté, moins toniques et moins précis que d’habitude, les joueurs de Lamrabet n’ont décroché qu’un point devant leur public et voient les prétendants se multiplier pour le titre. Un résultat qui va dans le sens de leur récente baisse de régime, qui les a vus perdre à trois reprises lors des sept derniers matchs, pour deux petites victoires.
Au fond, et c’est malheureusement devenu un doux euphémisme, symbole de notre Botola, le spectacle était plus sur les gradins que sur le terrain. Un constat qui nous rappelle que l’enjeu d’un match peut être plus crispant que libérateur. Car excepté de rares occasions, ce fut un match ennuyeux. En cause, un nombre incroyable de fautes et un niveau d’imprécision que la pression à elle seule ne peut expliquer, à l’image d’un Haddad et d’un Hamoudan, dont la grande activité n’a eu de commune mesure que leur maladresse. Les coups de pied arrêtés, ainsi que les tirs de loin qui se sont enchaînés ont également cristallisé ce mal profond qu’est le manque de justesse. Et ce même à deux mètres du but, quand El Karti a totalement manqué le ballon, sur un centre au cordeau de Nahiri.
Tout aussi peu fringuants, les Tangérois ont eux aussi poussé par moments, mais de façon désordonnée. La 50 ème  minute a représenté sans aucun doute la plus grosse occasion pour l’IRT. Une demi-volée à l’entrée de la surface de réparation, arrêtée par Kharoubi, qui n’aura pas le droit aux louanges, car étant à l’origine de cette occasion par une relance plus qu’approximative. L’approximation a aussi gagné Attouchi. Héros mercredi, le défenseur central a rarement eu un bon alignement et il est urgent qu’il passe un master 2 en science du placement. Voilà c’est tout. Raconter d’autres péripéties tiendrait de la science-fiction, parce que les 20 dernières minutes n’ont apporté aucun frisson.
Ce matin, si Tanger reste aux commandes, on lui conseille de ne pas trop regarder dans le rétroviseur, de peur d’être gagné par l’angoisse, alors qu’une meute comptant pas moins de six poursuivants est à ses trousses (voir classement ci-dessous). Une meute dont le chef de file se nomme le Hassania. Les Soussis, après un enchaînement de cinq nuls et une défaite, suite au revers contre le Raja de Casablanca, ont enfin renoué avec la victoire et reviennent à trois unités du leader, en embuscade à la place du dauphin. Cette bouffée d’oxygène a été possible grâce à l’ouverture du score de Faouzi Abdelghani à la 2ème minute. Un timing qui, combiné au score final, pointe en même temps la solidarité défensive du HUSA (2ème avec 20 buts encaissés) et la stérilité offensive du Rapid Oued Zem, pire attaque (20 buts en 26 matchs). Le promu retrouve donc les profondeurs du classement (15ème), place laissée par le CAK (12ème), au bout d’une opposition à rebondissements. Son hôte, l’AS FAR a marqué en premier, par l’entremise de Bezghoudi, et croyait que l’affaire était pliée, mais c’était sans compter sur la fougue des Khénifris. Longtemps hors sujet, ils ont réussi à renverser la vapeur en moins de 10mn, égalisation de Sin (67’), suivie du but de la victoire, apanage de Chibi (1-2). Avec ces trois points, le CAK relance tout, puisque même les Rbatis (9ème) se retrouvent aujourd’hui sous la menace du spectre de la relégation.
La RSB d’El Kaabi n’a, quant à elle, pas eu à gérer ce type de préoccupation. On a plutôt l’impression, depuis quelques rencontres déjà, que l’ensemble des joueurs font tout pour gonfler les statistiques de leur avant-centre, à moins d’un mois de l’annonce des 23 mondialistes. Et leur numéro neuf leur rend bien. En enregistrant un doublé, plus une offrande pour Daio, dimanche sur le terrain du RAC (16ème), déjà condamné (1-3), le natif de Casablanca empile les goals (5 lors des 4 derniers matchs), et porte son total à 11 buts cette saison.

Le HUSA et le CAK relancent le championnat

Chaabi Chady
Mardi 1 Mai 2018

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