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La révision de l’ affaire Omar Raddad examinée à huis clos


Libé
Mercredi 24 Novembre 2021

Plus de trente ans après le meurtre de Ghislaine Marchal en 1991 à Mougins, la justice examine jeudi à huis clos une nouvelle requête en révision du jardinier marocain condamné pour ce crime puis partiellement gracié, Omar Raddad. L'examen de la recevabilité de cette requête, déposée en juin, aura lieu lors d'une audience non publique, qui doit débuter jeudi à 14H00 devant la commission d'instruction de la Cour de révision. Omar Raddad, aujourd'hui âgé de 59 ans, sera présent jeudi au palais de justice de Paris mais ne fera pas de déclaration, a indiqué à l'AFP son avocate Me Sylvie Noachovitch. La décision de la commission d'instruction, composée de cinq magistrats, sera ensuite mise en délibéré à plusieurs semaines, selon une source judiciaire. Ce premier examen n'est qu'une étape vers une éventuelle révision du procès, un événement rarissime en France. La commission d'instruction peut soit rejeter la demande, soit ordonner un supplément d'information, soit transmettre à la Cour de révision, laquelle aura alors le dernier mot sur l'organisation d'un nouveau procès. Cette demande de révision, dans l'une des affaires criminelles les plus célèbres et controversées en France, s'appuie sur le rapport en 2019 d'un expert ayant fait de nouvelles analyses de traces ADN découvertes en 2015 sur des scellés et qui n'appartiennent pas à Omar Raddad. Ces nouvelles empreintes génétiques correspondent à quatre hommes, deux empreintes parfaitement exploitables et deux autres partiellement, trouvées sur deux portes et un chevron de la cave dans laquelle le corps de Ghislaine Marchal, riche veuve de 65 ans, avait été découvert le 24 juin 1991. Sur ces deux portes avait été écrit "Omar m'a tuer" (sic) et "Omar m'a t" en lettres de sang. Pour la défense d'Omar Raddad, dont une première demande de révision avait été rejetée en 2002, "ces nouveaux éléments représentent un véritable espoir". Me Noachovitch se dit "convaincue qu'ils sont un bouleversement du dossier et font de toute évidence naître un doute sur la culpabilité d'Omar Raddad". Condamné en 1994 à 18 ans de réclusion, sans possibilité de faire appel à l'époque, Omar Raddad avait bénéficié d'une grâce partielle du président Jacques Chirac, puis d'une libération conditionnelle en 1998. Cette grâce ne vaut pas annulation de la condamnation et ne l'innocente pas.


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