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La gestion de l’eau dans la Médina de Fès, un système ancestral et millénaire




Fès entre hier et aujourd'hui
Fès entre hier et aujourd'hui
La Médina de Fès est dotée d'un système ancestral et millénaire de gestion de l’eau qui a accompagné la naissance et l’évolution de la ville, a indiqué, lundi, le directeur général de l’Agence pour le développement et la réhabilitation (ADER) de la Médina de Fès, Fouad Serrhini.
La Médina était dotée d’infrastructures d’eau, d’adduction d’eau potable et d’assainissement, a-t-il poursuivi. Il a aussi noté que la Médina comportait des systèmes performants servant à une multitude d’usages domestiques et industriels, à l’alimentation en eau potable et à l’assainissement, dont bon nombre de tronçons continuent toujours d’assurer leurs fonctions.
Tout en déplorant la dégradation de ce système durant les décennies écoulées malgré l’existence des traces de son fonctionnement, il a plaidé pour sa réhabilitation d’urgence pour préserver des informations précieuses sur la gestion de l’eau, sa rationalisation et son économie. Il a aussi soulevé les discordes et les conflits causés par la gestion cette denrée vitale, faisant savoir que le juge et d’autres personnes (cheikh Ndar et les maâlems koidssiyas) statuaient dans ces affaires hydriques à l’époque.
De son côté, Mohamed Naciri, professeur de géographie à l’Université Mohammed V à Rabat et au Département des sciences humaines de l’Institut d’agronomie à Rabat, qui a traité de la question de la "Pénurie et abondance de l’eau : les deux logiques contradictoires de la gestion des ressources rares", a donné un aperçu sur les réseaux d’alimentation en eau potable et d’évacuation des eaux usées à Fès, tout en mettant en valeur la spécificité de ce système de gestion d’eau au niveau national.
Le professeur de géographie à l’Université Mohammed V de Rabat, Abdellah Laouina, a quant à lui, traité la gestion de l’environnement et développement durable “gestion durable de l’eau en montagne dans le contexte du changement climatique”.
La montagne fournit au pays (plaines irriguées, villes, industries) une eau régularisée, grâce à la politique des barrages, mais aussi des eaux de ruissellement non contrôlées, a-t-il expliqué, notant que la bonne gestion de l’eau, des terres et du couvert végétal, dans les montagnes, permettrait d’assurer une production plus régulée d’eau et d’éviter les effets de crues en aval et d’érosion des terres et d’envasement des retenues.

Libé
Mercredi 17 Mai 2017

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