Libération




Facebook
Rss
Twitter






Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

La dépression post-partum peut durer 3 ans !




Une récente étude de l’Institut national de la santé infantile et du développement humain Eunice Kennedy Shriver (National Institute of Child Health and Human Development / NICHD) a montré que la dépression post-natale peut durer jusqu’à trois ans. Des chercheurs ont analysé les données d’une étude menée aux Etats-Unis et ont découvert qu’une femme sur quatre présentait des niveaux élevés de symptômes dépressifs jusqu’à trois ans après son accouchement. La dépression post-partum est une maladie courante qui touche de nombreuses mères – et pères – après qu’ils sont devenus parents. A partir des données de l’étude Upstate KIDS, qui porte sur les bébés nés, dans l’Etat de New York, de 5.000 femmes entre 2008 et 2010, les chercheurs ont évalué la santé mentale des mères au moyen d’une série de brefs questionnaires de dépistage de la dépression.

Sur les 5.000 femmes de l’étude, une sur quatre a souffert de niveaux élevés de dépression pendant une période allant jusqu’à trois ans, et les autres mères de l’étude ont également fait état de niveaux de dépression, mais plus faibles. Les femmes souffrant d’affections sousjacentes, comme l’anxiété et/ou le diabète gestationnel, ont été plus susceptibles d’avoir des niveaux plus élevés de symptômes dépressifs pendant toute la durée de l’étude.

Le dépistage de la dépression post-partum est rigoureux aux Etats-Unis, où les pédiatres vérifient l’état de la santé mentale des mères jusqu’à six mois après l’accouchement. Cependant, l’équipe de recherche a demandé aux personnels de soins de faire plus encore pour protéger le bien-être mental des femmes et de faire en sorte que les mères soient examinées pour la dépression pendant au moins deux ans. « Notre étude indique que six mois peuvent ne pas être assez longs pour évaluer les symptômes de la dépression. Ces données à long terme sont essentielles pour améliorer notre compréhension de la santé mentale de la mère, dont nous savons qu’elle est essentielle au bien-être et au développement de son enfant », a déclaré l’autrice de l’étude, Dre Diane Putnick.

Libé
Jeudi 12 Novembre 2020

Lu 156 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.